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28/09/2015

MES LIVRES

 LES LIVRES DE RANKY

ROMANS- PRESTIDIGITATION- PARAPSYCHOLOGIE-
ASTROLOGIE- PEINTURE- HISTOIRE- POÉSIE- MUSIQUE-

  ROMANS

JOURNAL D'UNE ÉPAVE

COUVE JOURNAL D'UNE EPAVE.jpg

 Ranky, à l’âge de 19 ans, écrit et publie sous son véritable nom (Brousset), son premier roman « Journal d’une épave ». L’ouvrage paraît aux éditions Lacoste dont la directrice Renée Lacoste était aussi la créatrice dans les années 1960 du fameux « Club des solitaires ».

L'histoire d'un jeune homme désabusé qui part vivre dans la jungle profonde d'Afrique noire afin d'aider les autochtones à évoluer et qui se retrouve "décivilisé".

Il reste 62 exemplaires de cet ouvrage. Pages non découpées et jaunies.

Éditions Renée Lacoste - (1958)  Collection Lutèce- 80 pages - 5 € plus 3,70 de frais de port - Ouvrage vendu directement par Ranky - Chèque (ou mandat) de 8,70 € à l'ordre de Ranky, à envoyer à : Secrétariat de Ranky, 29 rue Paul Vaillant-Couturier 94380 Bonneuil-sur-Marne.

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La coupe au rasoir.jpgUn roman noir, LA COUPE AU RASOIR paraît le 2 juillet 2013 chez KINDLE AMAZON
Résumé : Monsieur Mic ! Le grand Monsieur Mic, par la taille, l’intelligence, le savoir et les combines. L’homme à la personnalité troublante, énigmatique, celui que l’on craint et que l’on aime à la fois.
Selon les heures et ses humeurs de la journée il ressemble à un jeune premier de cinéma ou à un homme d’affaire américain : costume ample, chevelure blonde séparée d’une raie à droite. La trentaine sportive, aucun de ses hommes ne sait d’où il vient, qui il est exactement. Pour la société, il est éditeur. Editions Mic, c’est tout ce que l’on peut lire à l’entrée d'un hôtel particulier.

Mic est un voyou opportuniste. Il concocte ses coups et escroqueries tel un artiste, selon son inspiration du moment, élaborant des scénarios imparables qu'il peaufine jusqu'à leur réalisation finale. Sa technique, différente à chaque fois le rend insaisissable et il semble bien qu'il ne pourrait être pris qu'à son propre piège, s'il était jamais pris ! Les hommes de main qu'il emploie vont de surprise en surprise. Le lecteur aussi. Suspense garanti.
Ne gâchez pas votre plaisir ni celui de vos amis : ne lisez pas de suite la dernière page du livre, ne racontez pas la fin de l'histoire, la chute est époustouflante !

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  • Prix 2 euros 99

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Un second roman noir ENGRENAGE MEURTRIER parait le 8 octobre 2013 aux éditions KINDLE AMAZON

COUVE ENGRENAGE MEURTRIER OK.jpgRésumé : Le personnage incarné dans ce livre existe. Il est bien vivant et vous le connaissez. C’est la raison pour laquelle il n’en est donné aucune description physique. Seuls, l’aspect moral, le caractère et une certaine tournure d’esprit sont à considérer. L’auteur a prit dans la foule ce qu’il est convenu d’appeler un honnête homme, avec tout ce qu’il comporte de bon et de mauvais, de courage et de bassesse, de franchise et de fourberie, de douceur et de férocité. Il a pris cet homme et l’a précipité dans le plus terrible des destins afin d’observer ses réactions à travers son long monologue argotique.
Ranky ne se préoccupe d’aucune façon de faire oeuvre littéraire. Il écrit comme parle son  héros. Il n’a pas trempé son stylo dans de l’eau de rose pour faire joli mais dans les eaux d’égout où son personnage a mit les pieds. C’est cru, brutal, souvent insoutenable comme la réalité.
Des hommes, rien ne l’étonne parce qu’il s’attend à tout : les policiers sont des voyous tombés du bon côté de la barrière, les politiques, des escrocs qui mettent le pouvoir au service de leurs ambitions personnelles et non à celui des citoyens qui les ont mis là où ils sont, les journalistes, des vendus qui comptent les points et penchent du côté où le vent tourne.
Les gens qu’il aime, sa femme et sa mère, c’est à la vie à la mort. Alors, qu’on les touche et il n’existe plus d’autre justice que la sienne propre.
A un moment de sa vie l’esprit de vengeance l’envahit et il est difficile de le lui reprocher. Malheureux, nerveux, surmené, sur le qui-vive, traqué, dangereux, le doigt perpétuellement sur la gâchette de son arme Lugo Barnet est une bombe circulant dans la foule….

Pourquoi cette expérience? Parce que l’auteur est persuadé que le roman “noir” peut apporter autre chose que la mise en scène de pantins sans âme. Il faut humaniser les héros d’histoires tragiques, surtout dans leurs gestes inhumains.
Certes, Lugo Barnet est un tueur. Mais il est avant tout un homme pris dans un engrenage. Oui, il est homme avant tout, douloureusement homme !

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    Témoignages

     Une œuvre forte : j’ai adoré ! (Dominique Vallée)

    « J'avais abordé simplement ce livre pour me distraire avec une intrigue policière. Mais il n'y a pas d'intrigue policière, ni d'énigme à résoudre et cela est voulu par l'auteur. Au bout de quelques pages, je me suis trouvée embarquée dans un drame d'une intensité dramatique quasi insoutenable.Pris dans un engrenage monstrueux, le monologue argotique des années 60, nous fait partager viscéralement les réflexions du personnage principal; les sentiments et les actions terribles de cet homme devenu tueur malgré lui, nous faisant revivre ses derniers jours, sa dernière heure et jusqu'à sa dernière seconde.
    C'est un roman intime, rempli de suspense et d'humanité plutôt qu'un roman policier tel qu'on le conçoit habituellement. La police est omniprésente tout au long du récit mais le drame est ailleurs. Une oeuvre forte, j'ai adoré 
    ».

     

    Un engrenage infernal qui ne lâche plus le lecteur ! (Jacques Mandorla)

    « Cet "Engrenage meurtrier" dévore son héros principal, mais il nous dévore aussi, nous lecteurs ! Parce que l'action se situe il y a quelques dizaines d'années, que les personnages parlent un argot savoureux et que les rebondissements de l'action sont fort nombreux.
    Qu'il est donc agréable, en tant que lecteur, de mettre les premières phalanges dans cet engrenage infernal et de se laisser prendre la main puis le bras : on ne lâche alors le livre qu'à la dernière phrase 
    ».

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A PARAÎTRE EN LIBRAIRIE DÉBUT 2016

LE BÂTON ET LE CHAT A NEUF QUEUES

Roman

Pour faire plaisir à mes amis et peut-être leur mettre l'eau à la bouche lisez un extrait du Chapitre 1

 

                                   NOTE DE L'ÉDITEUR

 Le héros du roman, Nestor Burlat, qui a reçu de sa mère, pour seul
héritage, deux objets virtuels : un bâton qui devait lui permettre de le
soutenir durant son voyage à travers la vie, de se défendre contre le
mauvais sort et les mauvais hommes, et un chat à neuf queues, un
instrument de torture pouvant être utilisé pour s’habituer aux douleurs
physiques et morales, sinon à les vaincre, est plongé depuis sa
naissance dans les affres d’un parcours initiatique douloureux.
Enfant classé autiste, adolescent réfugié volontaire dans la surdité et
l’observation muette de ses congénères, Nestor adulte entreprend une
suite incroyable de tentatives pour s’intégrer dans la société. Aidé par
une sorte de don paranormal il devient détecteur malgré lui de
commerçants véreux, d’associations humanitaires douteuses, se frotte
à la voyoucratie politique, s’instruit sur certaines méthodes vicieuses
de la police, de la médecine, de la justice, de la finance. Partout, il
découvre la déception, la trahison, la perversion, l’injustice avec pour
conclusion générale : « Je ne suis pas assez malhonnête pour vivre
dans ce monde. »
Un personnage énigmatique et apparemment fortuné ouvre alors à
Nestor les portes de son château. Il lui offre la possibilité
d’entreprendre le projet de la dernière chance, la création d’une
microsociété où règneraient la solidarité, la bonté, l’amitié, l’amour.
Ce monde idyllique est-il réalisable ?
Dans un style prenant tout à fait particulier, l’auteur nous embarque
dans un éclatement de descriptions de situations dramatiques ou
dérisoires astucieusement mêlées à un humour décapant, parfois
désespéré.
Le lecteur est littéralement happé par le récit tragi-comique de cette
destinée hors norme qui l’emmène jusqu’au dénouement imprévu et
littéralement époustouflant.

 CHAPITRE 1
Nestor avait promis à sa femme de la rejoindre sur la place du marché, lors de la fête du village. Lorsqu’il arriva, il la trouva dans une sorte d’extase devant un général sud-américain factice à chevelure et fine moustache noires. Le ventripotent était empilé sur deux cuisses flasques et généreuses, des genoux et des mollets du même standard,des pieds longs disposés en éventail.Les lumières d’un manège projetaient l’ombre du militaire d’apparat sur un mur décrépi bosselant le visage de façon grotesque. Le tableau n’était guère attrayant et ne semblait pas devoir justifier cette tétanisation intempestive de la dame.
-Qu’est-ce qui se passe ? demanda le mari confus.
-Je ne sais pas.
-Qu’est-ce que tu vas faire ?
-Je ne sais pas mais je vais le faire.
Le visage du général de kermesse ne bougeait pas plus qu’un carré de poisson surgelé, préoccupé qu’il était de savoir si ses rouflaquettes étaient bien symétriques.
-Tu le trouves beau ? reprit le mari.
-Je ne sais pas.
Subitement, l’ombre disparut du mur. Reine-Claude, surprise, tourna la tête en direction du corps physique en question. Il n’était plus là ! Le général avait déserté la fête, sans tambour ni trompette.
Durant la semaine qui suivit, Reine-Claude développa un comportement ronchon et vindicatif en alternance avec un esprit rigolard nerveux dont les effets physiques
secondaires déclenchaient une humidification de l’entrejambe. Le mari faisait les frais des états d’âme de celle qu’il ne considérait plus comme sa moitié, pas même
le quart et peut-être prochainement moins que rien surtout depuis qu’elle avait prononcé le mot : divorce.
On n’avait plus revu le général qui n’aurait jamais conscience de la situation pour le moins inconfortable qu’il avait inconsciemment déclenchée, que Reine-Claude
n’analysait pas et que Nestor subissait.


Nestor et Reine-Claude s’étaient rencontrés chez Leroy-Merlin, (prononcez à l’américaine Leroye-Merline) au rayon outillage. Lui, cherchait des crochets X pour suspendre deux gravures érotiques dans ses W-C et elle des agrafes métalliques pour accrocher enfin solidement son soutien-gorge. Ils passèrent donc leur première entrevue qui dura 20 minutes, à une caisse de Leroy-Merlin,(prononcez à l’américaine Leroye-Merline) où Nestor fût victime de la première dissimulation de cette femme car il lui fut impossible de savoir ce qu’elle était venue acheter. Il avait pourtant mit toute son ardeur en posant une dizaine de fois
la même question à laquelle elle rétorquait : je ne sais pas,ce qui aurait dû lui ouvrir l’esprit.
Nestor parvint néanmoins à emmener sa nouvelle connaissance dans sa chambre-appart afin de partager une boîte de cassoulet Fleury-Michon, (prononcez à l’espagnole Flores-Micheton). Reine-Claude se révéla en la circonstance une excellente femme d’intérieur en nettoyant presque à fond la seule casserole du logis qui nageait dans l’évier depuis plusieurs jours. Ils se promirent, une fois
prochaine de partager un couscous Garbit, (prononcez à la marocaine Gare-bite).
Nestor était ravi et lui qui ne fréquentait jusqu’à présent que des filles de joie qui lui faisaient des trucs payants mécaniques en regardant le plafond avec une idée fixe dans la tête : quand va-t’il finir ? était heureux d’avance en imaginant que cette fille un peu triste lui ferait des trucs pas mécaniques et gratuits. Mais Nestor ignorait qu’elle finirait un jour par regarder le plafond avec aussi une idée fixe dans la tête : quand va-t’il le repeindre ?


Nestor Burlat est né le 24 décembre 1967 et dès qu’il eut atteint l’âge de raison, c’est-à-dire vers la trentaine, il considéra cette date comme étant magique donc protectrice des avatars de l’existence, le rendant de surcroît capable d’obtenir toutes les grâces divines, principalement pour lui même. En réalité la naissance prématurée de la côtelette braillarde venait, dès ses premiers cacas et balbutiements gâcher la période festive de ses parents, puis, à peine six mois plus tard, le stage prometteur de distributrice de tracts de sa mère pour le compte d’une organisation politique impliquée dans les événements de mai 1968. Durant toute
son enfance particulièrement longue puisqu’elle dura jusqu’à l’âge adulte, c’est-à-dire vers la trentaine, sa mère le considéra comme une sorte de génie et pour le moins un surdoué. Et c’est vrai qu’il ne faisait rien comme les autres. Par exemple, il ne rata pas un seul examen qui eut pu être couronné d’un diplôme, car il ne se présenta à aucun. Toutle monde ne peut pas en dire autant. Cette particularité à ne
rien chercher à faire dura jusqu’au jour où à la recherche d’un couteau multi-lames à la brocante annuelle de la ville il reçut un livre en cadeau de son achat. Nestor qui maîtrisait assez mal la lecture considéra ce présent comme un signe du destin. L’émotion fût à son comble lorsqu’il découvrit que l’ ouvrage décrivait avec une précision inouïe son caractère, ses aspirations et son devenir. Ce livre devint alors son unique ligne de conduite, sa référence qui lui fit abandonner toutes les autres disciplines ordinaires de la vie que sa mère s’évertuait à lui inculquer et qu’il n’avait d’ailleurs jamais commencé à appliquer.

                                                                   à suivre

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PRESTIDIGITATION

 

LES SECRETS DE LA MAGIE

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Ranky devient professionnel de l'illusion peu après trente ans et son premier livre concernant la prestidigitation est une petite plaquette de tours simples LES SECRETS DE LA MAGIE qu'il propose à la vente à son public de bistrots où il démarre sa carrière en faisant "la manche" et en organisant des tombolas.

 

Livre épuisé

 

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COUVE LES PLANCHETTES.jpg

 

 

Pour ses collègues magiciens il publie un ouvrage technique LES PLANCHETTES RANKY qui connait un bon succès.

 

 

 

 

 

Livre épuisé

 

 

 

 

 

 

 

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 COMMENT ON DEVIENT MAGICIEN

En 1990 Ranky publie un ouvrage didactique qui connaîtra un grand succès et qui est à l'origine de la création d'écoles de prestidigitation dans plusieurs villes Françaises et Belges. 

 

COUVE COMMENT ON DEVIENT MAGICIEN.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

Livre en attente de réédition.

 

 

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PARAPSYCHOLOGIE

 
 

COUVE DES 3 LIVRES DE RANKY.gif

 

  Ranky, illusionniste professionnel est le créateur, en première mondiale, du Comité Illusionniste d’Expertise et d’Expérimentation des Phénomènes Paranormaux. (CIEEPP)
Parce que les illusionniste sont évidemment les mieux placés pour savoir qui triche ou non, ce comité, destiné à séparer le vrai du faux en ce qui concerne les phénomènes paranormaux est le seul organisme mondial d'illusionnistes agréé par la communauté scientifique.

Vérité et illusions de la parapsychologie.
c443392b58a5113e96f50179ba997b23.jpgRanky livre ses premières confidences et révélations.  Une première mondiale sur "l'illusionnisme et le paranormal". Avis aux collectionneurs.
224 pages.
Editions Dervy.
Parution Mars 1996.

 

 UNE OFFRE EXCEPTIONNELLE  RÉSERVEE AUX ABONNÉS DE MON BLOG : 5 euros +2,90 de port
Quelques exemplaires neufs disponibles chez l'auteur

1) Etablissez un chèque ou un mandat de 7,90 euros  à l’ordre de Ranky.
2) Adressez votre courrier à  :
Secrétariat de Ranky 29, rue Paul Vaillant-Couturier 94380 Bonneuil-sur-Marne.
3) Vous recevrez votre exemplaire NEUF (dédicacé sur demande) par retour du courrier.

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Le paranormal de mes yeux vu
95657e1c2c5204efa1f67a69d5cf5022.jpgVoyance, fantômes, statues qui pleurent des larmes de sang, télépathie, hypnose, psychocinèse, guérisseurs et autres rebouteux, il ne se passe pas une année sans que s’étalent dans les journaux ou à la télévision, ces phénomènes “surnaturels” ou les exploits de médiums aux performances inexpliquées. Aussitôt, la polémique fait rage, opposant ceux qui ne croient à rien à ceux qui croient à tout.
Convaincu de l’existence de phénomènes paranormaux, l’illusionniste Ranky crée en 1976, un comité d’expertise et d’expérimentation. Son but : défendre le paranormal par la dénonciation des truqueurs.
Voici les révélations et les confidences de Ranky. En effet, tous les phénomènes produits par les médiums peuvent être imités par l’illusionnisme, c’est-à-dire par trucages, mais cela ne prouve pas que les véritables phénomènes n’existent pas. Les illusionnistes spécialisés sont, bien évidemment, les mieux placés pour détecter les fraudes, et le système d’investigation mis en place par ce comité français, le seul reconnu par des scientifiques du monde entier, permet d’effectuer un salutaire travail de ménage.
Le paranormal, de mes yeux vu.. c’est trente ans d’enquêtes vécues sur le terrain. Pas de théories fumeuses, pas de vues de l’esprit. A travers un nombre impressionnant de faits et de cas réels auxquels l’auteur fut directement confronté, ce livre fait la part du vrai et du faux parmi les innombrables expertises de ces phénomènes. Vous retrouverez tout au long de ce récit captivant les dossiers qui ont tenu la France et quelquefois le monde en haleine, des chirurgiens à mains nues jusqu’à la prestation fantastique du motard masqué, l’homme qui a traversé Paris à moto, les yeux bandés. Vous découvrirez aussi des cas moins connus mais tout aussi stupéfiants, avec, la plupart du temps, la révélation du trucage !
Après avoir lu ce livre, plus jamais vous n’appréhenderez le domaine si controversé de la parapsychologie avec le même regard. Chaque fois, à la lecture de tout article, à la vue de tout reportage sensationnel, une question s’imposera à votre esprit : les illusionnistes experts ont-ils été interrogés sur ce miracle que l’on me présente ? Si la réponse est non, alors le reportage en question risque de ne pas être totalement sérieux.
Cet ouvrage très attendu par les uns, redouté par les autres est une véritable oeuvre de salubrité publique.
Un livre passionnant, capital.
Le paranormal de mes yeux vu.
376 pages.
Environ 150 photos et documents, la plupart inédits.
Editions Trajectoire.
Collection Les Incontournables.
Parution avril 2006

EN VENTE FNAC- AMAZON -TOUTES LIBRAIRIES-

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ENCYCLOPÉDIE DU MYSTÈRE
livres,esoterisme,santé,spiritualité,librairie,bibliographie L’Encyclopédie du Mystère est un ouvrage incontournable, contenant une multitude de révélations incroyables. Ranky revisite les événements étranges et les personnages hors norme qui ont interpellé  les publics du monde entier depuis la nuit des temps jusqu’à nos jours.
 L’ouvrage est rigoureusement exact et précis au niveau historique et apporte un nouvel éclairage dans le domaine si controversé de la parapsychologie. Il nous fait découvrir des phénomènes paranormaux  jusqu’ici inexpliqués, nous dévoile des trucs jalousement gardés secrets jusqu’à ce jour, ce qui constitue une innovation sans précédent.
Dans cet ouvrage passionnant, Ranky lutte contre l’obscurantisme en s’appuyant sur la rigueur scientifique et l’expérimentation. Le lecteur sera littéralement happé, chapitre après chapitre, par l’extraordinaire qui surgit à chaque nouvelle page. Vous pourrez enfin faire la part du vrai et du faux, en toute lucidité.
Paranormal, enfin la vérité !
Voyance, fantômes, transmission de pensée, guérisseurs et autres manifestations mystérieuses, j’y crois, j’y crois pas, à chacun sa liberté de penser, mais il faut savoir que ce qui  rend fanatique n’est pas le trop mais le manque de connaissance. On  ne peut pas être péremptoire dans ses propres conclusions sur de simples suppositions personnelles concernant le domaine tellement sensible et complexe de la parapsychologie.
IL FAUT CONNAÎTRE L’HISTOIRE DE LA PARAPSYCHOLOGIE AVANT DE PRÉTENDRE EN PARLER.
C’EST CE QUE PROPOSE CE LIVRE
Dans cet ouvrage monumental, passionnant, Ranky, le magicien qui défend le paranormal, fait entendre la voix qui manquait jusqu’à aujourd’hui. Il apporte sa contribution à une recherche plus pointue de la vérité et aide à lutter contre l’obscurantisme.
Ranky, illusionniste professionnel est très souvent sollicité par les scientifiques et la télévision pour établir des protocoles rigoureux d’expérimentation des phénomènes paranormaux. Il a  personnellement démystifié “les chirurgiens à mains nues”, ou le “motard masqué”  lors de l’émission Mystères (TF1) et a dernièrement authentifié les étonnantes capacités paranormales de deux célèbres voyants dans l’émission “La science face au paranormal” (canal + et Arte.)
Date de parution 16 février 2012

400 pages

Près de 200 photos et documents
Editions TrajectoirE

EN VENTE FNAC- AMAZON -TOUTES LIBRAIRIES-

  COMMENTAIRES

"Bien loin de nous convertir au scepticisme absolu, cet ouvrage nous invite seulement à une odyssée au coeur d’une science réelle,  entre habile jeu d’illusion et quelque chose  de plus complexe encore pour l’esprit humain  mais dont il nous fait effleurer la magnificence par une espèce d’intuition. Une réussite absolue et un réel  plaisir communicatif..."

Voilà réunis sur près de quatre siècle, du 17ème au 21 ème, tout ce qui a pu se faire en terme de tours de magie, prestidigitation, et une vieille tradition née avec l’essor du spiritisme bourgeois pour les supercheries en tout genre. Du fakirisme aux derniers soubresauts spirites new age de la fin des années 70, puis jusqu’à nos années si propices au sensationnalisme médiatique, Ranky explore tout, met tout à l’épreuve de son scalpel à la fois érudit et passionné. Il en résulte un ouvrage fort et sincère, clair dans son dessein et remarquablement  honnête dans son point de vue toujours aux antipodes des critiques acerbes et des fanatiques aveugles. Car, bien loin de céder à l’une ou à l’autre tendance, Ranky ne prêche pas pour un scientisme forcené ni pour cet idéalisme  post dix-neuvième dangereux, pour ne préférer que cet espèce de didactisme  vécu comme une profession  de foi. L’ouvrage dont il est question ici s’affiche donc comme une somme éminemment érudite, que ce soit par son abord historique fortement documenté en exemples  de faux mais aussi en cas totalement impossibles à expliquer. Cette position, fortement contrastée, donc, confère à l’auteur une légitimité  critique avec laquelle il ne prend jamais de risque. Pas de croyance aveugle ni de despotisme intellectuel, juste un jeu de mise en doute comme aurait pu le faire un Descartes, mais sur ce qui paraît plus impalpable  tout en n’étant pas toujours en menace de se voir automatiquement relayé  au charlatanisme. Les exemples sont diversifiés au possible dans ce   livre. Ranky nous fait voyager de pays en cultures avec toujours ce goût acerbe pour le trait qui fait chavirer toute escroquerie comme celui plus subtile qui bien au contraire nous fait vaciller sans pour autant nous faire tomber dans la croyance servile. Cette encyclopédie  du mystère est donc à marquer d’une pierre blanche. Car pour avoir été le fondateur d’un comité d’illusionnistes experts faisant autorité, Ranky n’en est pas moins un chercheur sincère qui nous prend par la main, comme le dit si bien le journaliste scientifique Jean-Yves Casgha, sans pour autant  nous la lacher quand il s’agit de nous faire voyager au travers de ce miroir  où  tout devient possible, même si c’est faux. Oeuvre érudite, sage  et rêveuse à la fois, cette encyclopédie  du mystère  demeurera un des grands moments du genre, par le simple fait que l’auteur se plaçant du côté de l’illusionniste semble plus à même de juger ce milieu si enclin à la tromperie, au complot, au scandale ou au sourire amusé. Pour peut-être  au bout du compte nous en fournir la substantifique moelle qui en fait bien autre chose qu’un simple passe temps de charmeur de serpents en manque d’inspiration. Bien loin de nous convertir au scepticisme absolu, cet ouvrage nous invite seulement à une odyssée au coeur d’une science réelle,  entre habile jeu d’illusion et quelque chose  de plus complexe encore pour l’esprit humain  mais dont il nous fait effleurer la magnificence par une espèce d’intuition. Une réussite absolue et un réel  plaisir communicatif ...

                                                                   Emmanuel Collot. Ecrivain.
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"Bravo ! Succès mérité pour ce livre extraordinaire".

J’ai acheté "Encyclopédie du mystère" sur le site www.amazon.fr  Du coup j’ai
eu connaissance du classement des ventes au 7 mai 2012 : 18.267 sur 1.519.000 livres. Bravo ! Succès mérité pour ce livre extraordinaire. Et pour l’auteur !
                                                        Claude Cé. 11mai 2012

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"Je n’ai jamais lu nulle part de pareilles anecdotes".
J’ai particulièrement apprécié le chapitre "Signes et rencontres". Ces histoires concernant Jacques Brel, Gérard Séty, Bernard Loiseau, Michel Simon et autres personnages célèbres sont incroyables. Je n’ai jamais lu nulle part de pareilles anecdotes. Je n’ai pas pu résister à vérifier celle de la célèbre actrice disparue en 1967 Junie Astor. Ca ne peut pas être que des coïncidences. Plus que troublant.

Ecrit par : Pascal Henri.

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"Un subtil appel à élargir sa pensée".

Bonjour,
J'ai reçu votre livre en service presse et ai été très agréablement "illusionnée"!! Je m'attendais à de l'ésotérisme et j'ai découvert un subtil appel à élargir sa pensée.

 Encyclopédie du mystère - Ranky (ed. Trajectoire)

Pourquoi présenter cet ouvrage dans une rubrique titrée "neurosciences-sciences"? Tout simplement parce qu'en bon illusionniste, le grand magicien Ranky joue du contraste entre apparence (le titre de son livre) et réalité (son contenu).  Confronté à l'inexpliqué dans sa vie personnelle et professionnelle, Ranky a pris le parti de la raison plutôt que du rationnalisme: ce qui ne s'explique ni par la nature ni par la technique mérite d'être étudié. Fort de ce constat, il s'est proposé avec d'autres collègues de mettre gracieusement sa maîtrise de l'illusion et du trucage au service de la recherche. Un parti pris audacieux qui lui vaudra un parcours de vie haut en couleurs! On s'attendait à une présentation de phénomènes paranormaux, c'est finalement un subtil plaidoyer pour l'étude du parapsychologique que révèle en filigrane cet historique de la liaison passionnelle qu'entretiennent sciences et "magies" depuis des siècles. Un pavé sympathique dans la mare de nos préjugés!

Amitiés.

Ecrit par Muriel Rojas Zamudi le 28 03 2012
Pour le site Arts et Thérapies, cliquez sur : Muriel Rojas

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"Je n'ai pas encore lu en intégralité le texte. Rien qu'avec cette anecdote, l'ouvrage vaut son pesant... de lecture !"

"Je n'ai pas encore lu en intégralité le texte, mais mon attention a été attirée par les commentaires à propos de la fameuse émission télévisée de mars 1987 : l'émission "Droit de réponse" consacrée à Uri Geller. C'est avec "plaisir" que j'ai pris connaissance des errements mensongers (que j'ignorais totalement) de Gérard Majax à propos du contenu de cette émission. Déjà, au début, j'avais immédiatement repéré l'inexactitude relative à la "voyance" (Majax avait évoqué une émission consacrée à la voyance, ce qui était bien sûr inexact). Puis, j'"apprends" que l'illusionniste contrôleur (dans l'expérience avec JPG) était Ranky. "Ah bon !", me suis-je dit avec étonnement. A l'époque, je ne l'avais pas remarqué ! Et puis, je me suis dit : mais c'est inquiétant, cette histoire, surtout lorsqu'on connaît le contexte (le "petit coup de pouce" qu'il ne fallait pas donner, surtout devant plusieurs millions de télespectateurs)... Ranky a donc été le complice de JPG dans cette histoire ? Et puis, poursuivant ma lecture et prenant connaissance du commentaire de Ranky, je me suis senti "soulagé". Ouf, le "contrôleur" était l'hypnotiseur Dany Dan ! Par contre, "chapeau" (d'âne) pour le mensonge éhonté de l'illusionniste Majax qui se targuait de pourfendre les escrocs du paranormal, à moins qu'il n'ait été victime d'un inquiétant signe précurseur de la maladie d'Alzheimer (ce qui, quand même, est fort peu probable !). Et puis, confondre les cubes en bois avec des dés à jouer, il faut le faire. Grave... A sa décharge (si on peut dire), le pourfendeur devait tellement piaffer d'impatience dans sa loge (pour n'en sortir qu'à la fin de l'émission, tel un diable sortant de sa boîte) qu'il ne devait pas faire trop attention à ce qui se passait sur le plateau. Il n'avait qu'une chose en tête : sortir "de là" pour "démontrer" la prétendue fumisterie. Cela n'excuse pas la mauvaise foi et l'étrange amnésie de cet individu... Rien qu'avec cette anecdote, l'ouvrage vaut son pesant... de lecture !"
                            Ce commentaire a été posté par Alain MOREAU. Ecrivain.

                                   Le site de Alain MOREAU :www.mondenouveau.fr

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Indiquer des voies d'explorations. Bravo !

Un tel ouvrage a le mérite sinon de faire le point sur l'univers du paranormal, mais du moins d'indiquer des voies d'explorations. Le doute est un vecteur de la recherche. Plus le lectorat aura des points de références plus on peut penser que les chercheurs et le grand public élargiront leur connaissance.
j'ai inscrit cet ouvrage que j'ai hâte de lire, dans le cahier de suggestion d'achat de ma bibliothèque municipale.
Bravo!

Écrit par : gérard KUNIAN, Illusionniste| 16.03.2012

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Enfin quelqu'un qui ose dire la vérité

Livre au titre révélateur " Encyclopédie du Mystère ", de la connaissance, du savoir, de la réalité et du partage....
qui donne toute les informations explicites, relatives à son étude, tellement que les détails sont précis et sans ambiguïté sur les questions du paranormal et de la magie. Enfin quelqu'un qui ose dire la vérité....
Bravo Ranky
                         Barbier christian

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Un ouvrage vaste et détaillé

Bonjour Mr Ranky,
Quand j'ai lu la table des matières, je suis immédiatement allée sur amazon commander votre livre. Je l'attends avec impatience.
Toutes mes félicitations pour avoir écrit cet ouvrage si vaste et détaillé ! Tous mes remerciements aussi !

                                                                                            Christiane Riedel

Ne manquez pas de consulter le blog passionnant de Christiane RIEDEL, thérapeute de l’âme, spécialiste de l’interprétation des rêves, continuatrice de l’œuvre de C G Jung, fondatrice de l’Académie d'Interprétation des Rêves «Ailleurs Vécu», consultante, formatrice, auteure, conférencière.

 Son blog : http://christiane-riedel.blogspirit.com/

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Du pur régal

L’histoire des phénomènes étranges en parallèle avec l’illusionnisme souligné des commentaires de l’auteur est un pur régal. C’est du jamais vu. L’ ouvrage est impressionnant. Félicitations.
                                                                                                                         Hélène
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Une oeuvre de salubrité publique

Cher Monsieur Ranky
Selon votre expression, vous revisitez l’histoire des phénomènes paranormaux dans la première partie de votre livre. On aurait pu s’attendre à un texte hermétique encombré de formules techniques. Mais non, le style est clair, parfaitement compréhensible, parsemé d’humour.
Dans la seconde partie, vous secouez le panier de crabes du monde paranormal, directement sur le terrain. Ce n’est pas triste du tout ! Je suis tombé de la tour Montparnasse quand j’ai appris les mensonges et malversations de certaines “Stars” de la télé, de certains journalistes véreux, d’une poignée de scientifiques égarés, d’un bon nombre de célébrissimes voyants, et même  de quelques-uns de vos collègues magiciens, qui n’hésitent pas une seconde à rechercher dans ce domaine, plutôt que la vérité, une activité commerciale des plus douteuses..... Effarant !
J’avais jugé un peu disproportionnées les paroles du rédacteur en chef d’un célèbre magazine, Etienne Drapeau, qui affirmait que votre démarche faisait oeuvre de salubrité publique, qu’elle était courageuse, et que vous devriez même être subventionné. Aujourd’hui je suis de son avis.
Votre ouvrage est édifiant ! C’est très bien écrit. J’ai appris beaucoup de choses. Même des tours de prestidigitation. Merci.
                                    Michel (journaliste)
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Des exemples choisis astucieusement

Certes, l’histoire des mystères existe mais elle est disparate. On ne l’approche que par bribes dans des revues, des livres, des films, sur internet. Dans l’Encyclopédie du Mystère, on les trouve regroupées, classées, analysées, avec des exemples choisis astucieusement. Quel beau travail ! Passionnant !
                                               Jean-Claude Barque
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Je reconnais mon erreur !

Je viens de terminer la lecture de l’Encyclopédie du Mystère de Ranky. Je suis magicien professionnel. Je n’avais rien compris à la démarche de Ranky. J’étais dans l’erreur la plus totale à son endroit. Je le regrette. Mon entêtement depuis 25 ans est effrayant. Je suis médiatiquement assez connu. Je ne signe pas ce commentaire pour éviter les sarcasmes d’une majorité de collègues. Ranky me connait bien et  je m’engage à prendre mes responsabilités dans le cadre d’une réunion sur le sujet, qui serait organisée par les cercles magiques.
                                Dany
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Incroyable !

La première partie de l’Encyclopédie du Mystère raconte l’histoire de la parapsychologie et décrit, avec précision et sans bla-bla inutile, des personnages hors normes que l’auteur nous aide à mieux comprendre. C’est d’une grande rigueur historique. La seconde partie du livre est consacrée à l’auteur qui décrit les faux et vrais phénomènes dont il a été témoin. Instructif, incroyable.
                                                   Jean-Daniel Mocquet
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Ce livre rétablit la réalité des choses

Ce qu’on nous montre à la télévision dans des dossiers célèbres ou non n’est pas toujours la vérité. On nous raconte souvent n’importe quoi. Ce livre rétablit la réalité des choses. Félicitations et amitiés à Ranky qui, en plus d’ètre un artiste de grand talent, est aussi un excellent voisin. Il me reconnaitra.
                              Signé : La casquette
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Devenez plus savant

Avec l’Encyclopédie du Mystère de Ranky, je ne suis pas devenu sorcier. Mais je suis devenu beaucoup plus savant. Félicitations.
Un collègue magicien. RG.
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La fin des idées fausses
Avant la lecture de cet ouvrage je me croyais très instruit du mystère paranormal. J’ai changé d’avis. J’avais surtout des idées personnelles fausses, il faut bien le dire, entretenues par une certaine télé. Je recommande vivement ce livre étonnant.
Albert Cohen
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Chapeau

Bravo, 100 fois bravo pour ce livre !!! Et en plus Ranky nous dévoile une bonne trentaine de tours de magie. Alors là : Chapeau “de magicien”
                                                                Gérald
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Une lectrice comblée

Mr Ranky
J’ai assisté à votre conférence-démonstration à Paris. C’était fabuleux. J’avais acheté votre précédent livre et j’attendais impatiemment l’Encyclopédie du Mystère. Je suis comblée. Recevez mes félicitations et mes remerciements.
                                                                 Solange

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 ASTROLOGIE

RANKY

Portrait astrologique

Mode d'emploi

Une méthode prodigieuse pour percer les mystères

et les secrets de votre personnalité...et des autres.

 

La lettre de Ranky
 Chère lectrice, cher lecteur,
 Newton  a dit : étudiez d’abord l’astrologie et après vous verrez.
C’est ce que je fais. C’est ce que je continuerai à faire, ma vie durant.
 Je reste dans la ligne de conduite du Comité d’Expertise des Phénomènes Paranormaux que j’ai créé en 1976 : aller sur le terrain, et ne parler que de ce que je connais le mieux possible.
Je ne suis pas astrologue professionnel, c’est-à-dire que je ne tiens pas un cabinet de consultations. Je pratique cet art avec passion. Monter un thème astrologique n’a pas de secret pour moi, et je sais aussi, avec précaution et humilité, l’interprêter, ce qui est le plus difficile.
 Aujourd’hui, je souhaite partager les connaissances acquises au cours de ces longues années d’études pendant lesquelles j’ai monté des centaines de thèmes,  afin de valider, à mon modeste niveau,  une réalité des plus troublantes, la réalité de l’astrologie.
 
L’astrologie : science millénaire.
 Il y a les pour et les contre, les erreurs de l’astrologie et ses exactitudes. Mais avant de chanter les louanges de cet art ou de crier au charlatanisme, je me suis  penché sur ses vérités et ses erreurs afin d’élaborer des statistiques  suffisamment nombreuses pour être sérieuses.
Mes premières recherches datent des années 1970 et s’étalent jusqu’en 2000. Je n’ai cessé, pendant ces trente années, d’accumuler des expériences, des études, des chiffres, des coïncidences, qu’il serait fastidieux d’infliger à mes lecteurs. Alors, ne demeure dans ces pages que le résultat de ce travail traduit en mots simples.
 J’ai vérifié, entre autres choses, la correspondance, les affinités et les influences entre les signes et les personnages. Au niveau santé, par exemple, les douze signes marquent chacun, en priorité, une partie du corps. Celà parait absurde mais j’ai vérifié des milliers d’exemples. Mon expérimentation m’ a conduit, entre autres, à l’hôpital Henri Mondor de Créteil ou j’ai constaté que les patients du service urologie, donc concernant les pathologies rénales, étaient du signe de la balance au pourcentage indiscutable de 62%. Pourquoi ? Je n’en sais rien. C’est comme ça.
Aucun tenant de l’astrologie ne m’a apporté les arguments vraiment irréfutables de l’exactitude entière de son art. Et aucun travail scientifique n’est venu me prouver l’inexactitude de l’astrologie. Il m’est donc difficile d’admettre à cent pour cent l’astrologie et il m’est absolument impossible d’en nier la réalité à priori. L’inconvénient, c’est que la science ne trouvera sans doute jamais le temps de s’occuper de l’astrologie, peut-être pour éviter de reconnaître certains  faits troublants, certaines vérités incroyables, alors que les recherches dans ce domaine devraient être considérées comme indispensables et tellement importantes, ne serait-ce déjà qu’au niveau psychologique. Le travail serait considérable mais non insurmontable et l’on saurait enfin si l’astrologie renferme une valeur objective permettant de lui attacher importance ou si depuis la nuit des temps ce ne sont qu’élucubrations reprises indéfiniment depuis les Chaldéens, les Egyptiens, d’innombrables civilisations et jusqu’à la nôtre, léguées par l’intermédiaire des arabes et mises en forme par Morin de Villefranche.
 
 La science permettrait en outre de faire le ménage dans cette spécialité, en éliminant les éventuelles erreurs pour ne garder que des règles solides, irréfutables et validées.
La valeur de l’astrologie n’est toujours pas démontrée scientifiquement à ce jour mais sa valeur psychologique est indéniable. Alors, pour l’instant je m’en tiens là.
Certes, des études statistiques sérieuses, quoique insuffisantes, ont été entreprises dans le domaine, mais j’ai voulu, modestement, par passion, par amusement aussi, vérifier moi-même quelques réalités de cet art si subtil.
 Je suis donc partie prenante et cobaye. Celà fait partie de mon travail de vérification.
Ainsi, ce modeste ouvrage constitue-t-il, du moins je l’espère, une base solide et honnête à qui voudrait entreprendre par la suite une étude plus poussée de l’astrologie. Il permet, dans un premier temps de s’initier à l’interprétation des portraits astrologiques basiques de nos congénères permettant de mieux cerner leur tempérament qui, comme chacun le sait, est le point de départ de la connaissance de soi.
Je vous souhaite une lecture agréable et si possible enrichissante.
 
                                                     Ranky
 
PORTRAIT ASTROLOGIQUE, OUTIL DE CONNAISSANCE DE L’AME.
 
 Votre portrait photographique, tiré sur papier, support numérique ou imprimé, est le résultat d’une alchimie scientifique, et l’image ainsi créée devrait être parfaite. Or, on entend souvent cette réflexion : ce portrait n’est pas ressemblant.
Votre portrait, exécuté par un artiste peintre, qui n’est pas un scientifique,  est  souvent une création poétique intuitive, et l’image ainsi créée devrait être plus approximative. Or, on entend souvent cette réflexion : ce portrait est d’une prodigieuse ressemblance. L’évidence de ces déclarations courantes contrarie le raisonnement rationaliste, apparaît presque anormal, presque paranormal.
Ceci tend à confirmer que tout ce qui est scientifique n’est pas nécessairement vrai et tout ce qui est paranormal n’est pas nécessairement faux.
De même, un portrait astrologique  découle de procédés et de calculs pas entièrement exacts et son mode d’emploi pour l’interprétation,  d’une réflexion traditionnelle, ce qui n’en constitue pas moins pour autant, un formidable outil de  connaissance de l’âme. Cet outil est utile d’emblée, parce que, tout simplement, il permet de se poser des questions auxquelles on avait pas pensé.
 
L’influence indéniable des planètes.
Chacun de nous remarque l’influence indéniable de la lune sur les marées, la végétation, mais également sur le comportement des individus, car celle-ci est indiscutable. Pendant la pleine lune, ou en lune montante, par exemple, il y a une recrudescence de vols, d’agressions diverses, la santé est souvent perturbée et certains médecins commencent à s’intéresser de près aux problèmes d’anesthésie qui deviennent plus délicats durant cette période. Comme la lune, les autres planètes ont des influences, certes moins spectaculaires pour le profane mais tout aussi puissantes.
 
Le symbolisme des planètes.
Les données relatives à chaque planète peuvent être divisées en trois groupes :
1) Les données se rapportant au Dieu mythologique.
2) L’entité psychique.
3) Les influences.
 
Le Soleil.
Gouverne le signe du Lion.
Le Dieu : Avec l’avènement des religions monothéiste disparaît l’adoration du Soleil pratiquée par de nombreux peuples.
Entité psychique : Le Dieu-Soleil gouverne toutes les divinités.
En psychologie, il correspond au symbole du Père. La notion de “justice”est attachée au soleil qui brille pour tout le monde.
Le soleil et la lune sont les pôles opposés : positif-négatif, masculin-féminin. Pour le consultant masculin, le soleil représente la personnalité consciente, la lune correspond à sa part de féminité. Pour le consultant féminin  la lune représente la personnalité consciente et le soleil sa part inconsciente de masculinité.
Les Influences : La position du soleil au jour de la naissance du consultant détermine le signe astral. Exemple : Je suis né
entre le 21 Décembre et le 19 Janvier, c’est-à-dire  au moment où le soleil passait en Capricorne qui est donc mon signe.
 
Mots-clés symboliques .
Qualités solaires : autorité- enthousiasme- volonté- ambition- droiture- sens de la grandeur-
Défauts solaires : orgueil- prétention- égoïsme- despotisme- narcissisme- superficialité-
 
La Lune. 
Gouverne le signe du Cancer.
La Déesse : La lune est personnalisée par Diane dans la mythologie latine et Artémis dans la mythologie grecque.
Ce sont des Vierges chasseresses, armées d’arcs en forme de croissant de lune.
Entité psychique : Chez la femme, la lune représente la personnalité consciente, Chez l’homme, la lune correspond à sa part inconsciente de féminité.
La lune est le miroir qui renvoie les rayons du soleil. C’est la réflexion physique. La réflexion psychique correspond également au symbole lunaire.
Régulatrice des marées, des périodes menstruelles de la femme, la lune règle les rythmes, les habitudes, et installe les automatismes.
Les influences : La lune désigne la personnalité féminine qui apporte inconstance, versatilité, rêverie, illusion, méditation.
 
Mots-clés symboliques .
Qualités lunaires : intuition- imagination- sensibilité- mémoire- claivoyance-
Défauts lunaires : caprice- inconstance- rêverie- douceur- illusion- mythomanie- superstition- timidité- utopie- paresse-
   
Mercure. 
Gouverne les signes de la  Vierge et des Gémeaux.
Le Dieu :  Hermès, Dieu de l’Olympe, était souvent sollicité car il avait la faculté de vous sortir des mauvais pas.  Il assurait la protection des artistes et des voleurs. Dieu caméléon, il changeait de formes, de moyens d’expressions. Il était le grand transformateur d’idées, d’énergie, le creuset de l’évolution de l’âme.
Entité psychique : Mercure est le principal facteur d’évolution psychique de l’homme. Il modifie, restructure, change, transforme le savoir. Il construit le monde intérieur et favorise les liens humains. Progrès moral, spiritualité relèvent de ses attributions.
Les influences : La planète Mercure favorise le commerce, les relations, la circulation, facilite l’élocution, l’art, mais aussi l’ hypocrisie le vol, l’ escroquerie.
 
Mots-clés symboliques .
Qualités mercuriennes : intelligence- éloquence- adaptation- dextérité- Rapidité- désinvolture- Raisonnement- imagination-
assimilation- adaptation- diplomatie- séduction- sens critique développé- ordre- méthode- observation- organisation-
Défauts mercuriens : scepticisme- froideur- indécision- dispersion- esprit tracassier- versatile- perfidie- instabilité- mensonge- malhonnêteté- vol- escroquerie- ruse-
      
Vénus.
Gouverne le signe du taureau.
La Déesse :  Vénus, était la  déesse de l’amour. Elle représente la beauté, l’art et les qualités opposées aux qualités de Mars.
Entité psychique : L’association Vénus-Mars est évidente. Vénus c’est l’amour. Mars c’est la guerre. Les deux sont une conquête. On succombe ou on résiste. Instinct sexuel, recherche de l’union physique, mystique ou spirituelle, elle féconde et enfante de nouvelles existences psychiques.
Les influences : La planète Vénus porte chance et bonheur, assouplit les caractères, amenuise les difficultés, apporte grâce et gentillesse, invite à l’indécision, la paresse, les plaisirs. Mais elle peut se changer en conquérante indomptable et meurtrière.
 
Mots-clés symboliques .
Qualités vénusiennes : conciliation- gentillesse- sociabilité- loyauté- charme- séduction- ténacité- travailleur- 
Défauts vénusiens : jalousie- paresse- insouscience- légèreté- 
rancune- manque d’imagination- instabilité- désordre- matérialisme- arrivisme-prétention- débauche-
 
                     à suivre
                                                                                        
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HISTOIRE

COUVE HISTOIRES DU CIMETIERE.jpg

Parce que les cimetières sont avant tout des sanctuaires qui entretiennent la mémoire collective de l'humanité, ce livre illustré de nombreuses photos et de documents rares raconte le parcours de ceux qui ont marqué l'histoire de notre ville, Bonneuil-sur-Marne, de ses progrès, ses accidents, ses victoires, ses blessures.

Voici  un hommage émouvant rendu à ceux qui nous ont précédés, ont aimé la vie, ont chanté, dansé, nous ont fait rire, nous ont accompagné dans les bons et les mauvais moments de la vie, nous ont aimé.

Éditions L'écrit du coeur- (2014) -Format 23,5x16- 136 pages - 12 € plus 3,70 de frais de port - Ouvrage vendu directement par Ranky - Chèque (ou mandat) de 15 € 70 à l'ordre de Ranky, à envoyer à : Secrétariat de Ranky, 29 rue Paul Vaillant-Couturier 94380 Bonneuil-sur-Marne.

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CHEMIN DE CROIX DE JÉSUS

CHEMIN DE CROIX DE L'HOMME

                                                                                           par RANKY

Avant-propos

3073885004.jpgUn texte court et volontairement réaliste accompagne chacune des quatorze stations traditionnelles du chemin de croix de Jésus. Ces textes et ces tableaux ne sont pas faits pour distraire, mais pour méditer sur un mystère toujours présent. Au plus profond de chaque homme, la passion de Jésus se prolonge, éclaire sa vie et aussi les comportements de la société. Les textes tentent de trouver explication et signification des réactions et des événements qui accompagnent l'homme de la naissance à la mort.

Voici le déroulement vrai de toute condamnation pour délit de faciès, d'opinion ou de croyance avec le cortège incontournable de jugements a priori, de tortures, d'avilissement, par l'application aveugle et imbécile de la "LOI". Ce chemin de croix se reproduit tous les jours car, tous les jours, dans tous les coins du monde, on juge, condamne, exécute au nom d'idées dont aucune, jamais, ne vaut la peine que l'on tue ou que l'on meure pour elle.

 Et nous sommes tous acteurs dans un chemin de croix sans cesse recommencé, à chaque naissance d'un être humain. Reste à savoir quel rôle nous y tenons. Suis-je du côté de Ponce Pilate, de Marie, des soldats, de Véronique, de Jean, de qui encore ? Puisse ce modeste ouvrage constituer un miroir de la conscience et permettre de répondre à ces questions.

 

PREMIÈRE STATION

Texte traditionnel catholique de la 1ère station : Pilate a fait flageller Jésus et les soldats ont tressé une couronne d'épines qu'ils lui ont enfoncé dans le cuir chevelu. Jésus est inondé de sang et Pilate est tout étonné de ressentir une sorte de pitié pour cet homme torturé. Il se dit que les juifs seront satisfaits de cette atroce punition.

Pilate dit aux juifs : " Lequel voulez-vous que je relâche, Barabbas ou Jésus ? ". Ils répondirent : " Barabbas ". Pilate leur dit : " Que ferais-je donc de Jésus ? Ils répondirent : " Qu'il soit crucifié ".

Ainsi, les responsabilités incombent à tous : chefs religieux, hommes politiques fanatiques, populace féroce, à laquelle le lâche Ponce Pilate abandonne sa décision et s'en lave les mains.

Jésus 1.JPG


Chemin de croix de Jésus

Chemin de croix de l'homme

La première impression est assez souvent la bonne. Mais pas toujours. Ta condamnation envers cet homme est-elle, peut-être, dictée par un jugement hâtif et superficiel alimenté par des ressentiments ou des jalousies injustifiées ? Par peur, par paresse, parce que l'autre avait peut-être contrarié à un certain moment tes projets, parce qu'il t'avait peut-être blessé sans intention de le faire, plus simplement parce que tu as l'occasion de prendre une revanche, voici que tel Ponce Pilate, tu prononces un jugement parfaitement injuste envers ton prochain.

Ce type, un nombre important de gens lui portaient considération, même parmi tes proches et cela te déplaisait quelque peu. Et puis, de toute façon, tu ne voulais pas approfondir l'affaire, occupé que tu es par ta propre personne. Beaucoup aussi voulaient sa perte et tu l'as peut-être condamné pour ne pas froisser ceux-là.

Ta conscience te dicte bien de ne pas prendre l'affaire par "dessus la jambe" et d'essayer de te mettre à la place de l'autre, de tenter de le comprendre, d'écouter ses arguments en prenant directement contact avec lui. Mais tu ne le fais pas.

Connais-tu cet homme ? Sais-tu ce qui le préoccupe, ce qui dicte ses paroles, ses actes ? Est-il dans une situation familiale ou financière grave ?  Tu éludes le problème en pensant qu'il aurait mieux fait de s'occuper de ses "oignons", de peser le pour et le contre, de réfléchir avant d'agir. Tu l'avais même prévenu mais, tête dure, il n'avait rien voulu entendre. " Qui sème le vent, récolte la tempête. Ça lui apprendra à vivre. Les lois sont faites pour tout le monde. " Voilà ce que tu te dis ! Tu te fâches et ton jugement est définitif. Tu crois même à ce que tu énonces!

En réalité, tu ne comprends pas cet homme. Le manque d'amour et de sensibilité t'interdisent cette compréhension. Tes intérêts, ta mégalomanie, tes angoisses, il faut les éliminer pour essayer de te mettre à la place de celui qui souffre.

Il n'y a pas si longtemps, tu parvenais à compatir, à comprendre grâce à une sensibilité que tu as perdue. L'injustice, la violence ne te font même plus sourciller. La vie t'as forcé à être dur, intraitable. Tu as appris à étouffer l'émotion. Tu le clames : " Maintenant, je me fiche de tout, cela ne me concerne pas. Débrouillez-vous ! ". Tu ne l'avoueras jamais à personne, ni même à toi : tu connais la vérité dans cette affaire ! Cet homme a été condamné injustement. Il est évident qu'il a trempé dans l'affaire sans être tout à fait conscient de ses engagements et sans en connaître les conséquences. Tout l'accusait au premier chef. Les apparences étaient contre lui. Et toi, qui finalement y était pour quelque chose, dans cette affaire, tu te cachais.

Alors, il faut rapidement condamner cet homme, que jamais la vérité n'apparaisse, car la société entière te regarderait, te démasquerait comme le vrai coupable. Il faut vite enterrer cette affaire, définitivement, en exécutant immédiatement la sentence et ainsi faire tomber la curiosité du public dans l'oubli.

Voilà, comme Pilate, tu fais porter la faute à ton prochain.

Prochaine newletter : deuxième station. Jésus est chargé de sa croix.

 Merci pour vos commentaires qui sont un encouragement à poursuivre ce récit.
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 DEUXIÈME  STATION

Texte traditionnel catholique de la 2ème station :  La poutre verticale de la croix est déjà plantée au calvaire. Le patibulum (1) est encordé sur les épaules de Jésus. Il y a près d'un kilomètre à parcourir, pieds nus, par des ruelles tortueuses, mal pavées et en pente ascendante, au milieu d'une foule bruyante et indifférente qui prépare activement les fêtes de Pâques.

(1) patibulum : poutre horizontale de la croix.

Jésus 2.JPG

Chemin de croix de Jésus

Chemin de croix de l'homme

Lorsque tu étais un peu plus jeune, tu travaillais avec plaisir, accomplissant parfois presque des exploits. Les heures supplémentaires ne t'effrayaient pas. Tes projets d'acheter une voiture, une maison que tu rénoverais étaient tes principales préoccupations. Peut-être même serais-tu un jour patron de ta propre entreprise. Le travail occupait tout ton temps. Tu ne comptais même pas l'argent qui était le fruit naturel de ton labeur. Tu voulais évoluer, suivre des stages de perfectionnement, briguer des postes ou des situations plus élévées. Tu courais tout le temps, prenant encore des heures et même des nuits après tes journées, te rendant de conférences en séminaires, oubliant souvent de manger ou mangeant n'importe quoi, en quelques minutes. Le temps te manquait toujours et si tu te surprenais à souffler un peu, aussitôt tu te faisais à toi-même de sévères reproches. Ta vie privée était presque sans importance et tuen réglais les devoirs et les problèmes avec une désinvolture ahurissante.Quand tu penses à cette époque, tu te dis qu'il est impossible que ce soi le même homme qui ait assumé tout cela. Tu te demandes comment tu as pû vivre ainsi.
ais maintenent c'est terminé ! Et tu n'as pas peur de clamer fort, à qui veut l'entendre, combien on t'a exploité. L'expérience t'a démontré que toujours on t'avait "roulé dans la farine".

Tu es sûr que l'on t'a bel et bien escroqué. On s'est servi de toi avec abus. Tu aurais pu gagner beaucoup d'argent tout en usant moins de tes forces? et maintenant que tu occupes un poste"peinard" tu as décidé de t'occuper de tes affaires, uniquement de tes propres affaires. Les autres n'ont qu' se débrouiller. Chacun son tour, c'est ta devise. C'est aux autres de travailler maintenant, même jusqu'à épuisement, ce n'est pas ton problème.A eux de prendre leurs responsabilités, de dire ce qu'ils pensent, au risque de perdre leur place. Toi, tu es fatigué. D'ailleurs tu n'as reçu que réflexions, reproches. Jamais un remerciement, aucune reconnaissance. Souvent, les augmentation et les primes étaient pour les autres qui ne ne méritaient même pas. C'est fini, bien fini. Ce n'est pas demain que tu feras une minute de plus pour ton patron, ni personne.Un quart d'heure après ta prise de travail, tu regarde déjà la pendule pour voir si quelque fois l'heure de la sortie n'est pas déjà arrivée. Tu recalcules tes fiches de paie au cas oùil manquerait un centime et tu les compares  à celles de tes collègues, sit-on jamais qu'elles soient plus importantes. Tu économises tes forces, calcules le nombre de caloriesvque tu dois assimiler, restes immobile pour ne pas user tes vitamines. Au moindre cpup de fatigue tu prends huit jours de congé-maladie. Il faut y aller doucement, "y a pas le feu au lac".Parfois tu fais même semblant de travailler. Ta technique est tellement au point que tu es persuadé que les collègues t'admirent pour ton efficacité. Tu sais bien de quoi tu es capable et ce que l'on peut attendre de toi. Mais pas question de faire un effort. Qu'ils prennent quelqu'un d'autre. D'ailleurs tu as une idée sur celui qui pourrait occuper ce poste. Tu t'arrange pour qu'il soit désigné, et si au début il semble ne pas pouvoir s'en sortir convenablement, tu l'encourage avec gentillesse. Au besoin tu lui désigne même un adjoint pour l'aider. Pour toi il est maintenant hors de question de prendre quelque responsabilité que ce soit. Tu sais trop ce que cela peut te coûter. Tu as  déjà donné.

En conséquence, la croix que tu devrais porter toi-même, tu la charges sur les épaules de ton prochain.

Prochaine newletter : troisième station. Jésus tombe pour la première fois.

 Merci pour vos commentaires qui sont un encouragement à poursuivre ce récit.
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TROISIÈME STATION

Texte traditionnel catholique de la 3ème station : la marche commence. Une longe est fixée au patibulum, ce qui permet aux soldats de faire avancer le condamné dans la direction souhaitée. Jésus progresse avec peine. Les pavés et cailloux meurtrissent ses pieds. Il a eu faim et soif, précédemment au désert. Les mauvais traitements l'ont épuisé. Il peut à peine porter le lourd madrier. Soudain, il tombe sur les genoux. Les soldats le relèvent sans trop de brutalité car ils sentent bien qu'il pourrait mourir avant d'arriver sur les lieux de l'exécution.

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Chemin de croix de Jésus

Chemin de croix de l'homme

La nouvelle t'est parvenue brutalement. Un homme que tu connais a tenté de se suicider. Mais tu n'est pas étonné. Cela devait arriver. Il était neurasthénique et il cassait "cassait les pieds" à tout le monde. Tu dis avec tous les autres qu'il est atteint de la maladie de la persécution.. Tu te rends chez lui et le regardes. Il a flanché. Il n'en peut plus, des hommes, du travail, de l'administration, du monde entier, de la vie. Il ne s'entend plus avec personne et, plus grave, avec lui-même. Il est devenu une machine à répétition. Son entourage ne supporte plus d'entendre oujours le "même disque". Personne n'a plus envie de lui rendre visite, de l'écouter une minute de plus.. Carc, toujours, il en revient à l'injustuce où on l'a plongé. Il a beau topurner et retourner le problème dans sa tête, il rend out le monde responsable de ses malheurs. Pourquoi l''a-t-on diminué de la sorte ? Il sait qu'il ne peut pas s'en sortir. Si on essaie de lui faire entendre raison, sa rage éclate. Personne ne le comprend et il en devient fou. Il est persuadé que si les autres étaient à sa place, ils supporteraient ces épreuves encore moins que lui et qu'ils tiendraient un autre langage. Il est obsédé et désigne le monde entier responsable de sesturpitudes. Il accuse de méchanceté, de malveillance à son égard, de plus en plus de personnes. Ce furent d'abord les étrangers, puis ses collègues de travail, ses amis et enfin sa famille. Il ne croit plus en rien, ni en personne. Il ne peut même plus se confier et par conséquent plus personne ne se confie à lui ni même ne lui parle. Il devient de plus en plus antipathique. Pourtant tu avais bien essayé, cent fois, mille fois, de le faire varier dans ses raisonnements étriqués. Hier on se moquait de lui sans qu'il le sache. Aujourd'hui on se moqque au grand jour. Il n'est pas dupe. Il le sait et cela le plonge dans des "colères noires". Les ressentiments, le dépit habitent son esprit et il est de plus en plus seul. Toi aussi tu lui tournes le dos. Doucement tu le laisses tomber. Quand tu le vois dans la rue, tu regardes en l'air pour ne pas croiser son regard, lui dire simplement bonjour.. Si votre rencontre est inévitable, tu lui racontes que le temps te manque,que tu as un rendez-vous urgent, que tu passeras le voir plus tard, un de ces jours. Il est dans l'incapacité de t'expliquer sa pensée, de t'exposer ses arguments. Tu estimes avoir usé d'assez de patience à son égard.

La bonne conscience que tu te donnes est une conscience à bon marché.

En tout état de cause, il s'agit de te plier, de saisir celui,qui est à terre pour le remettre debout. Et ne racontes pas que c'est d'abord à ses amis intimes, à  sa famille, de le faire avant toi.  C'est à toi d'agir. Assez de temps perdu. Personne ne s'est occupé de lui. C'est ton prochain. Tu dois essayer de l'aider, de le sauver, sans jamais te décourager, même si tu n'y parviens pas immédiatement, même s'il refuse. Il ne peut pas lutter, sa blessure est très grave, trop profonde. Tu connais cet homme et sais très bien comment t'y prendre.

Alors, pourquoi demeures-tu là, à regarder idiotement l'homme qui gît à tes pieds et qui supplie ton aide?

 

Prochaine newletter : quatrième station. Jésus rencontre sa mère.

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QUATRIÈME  STATION

Texte traditionnel catholique de la 4ème station : Les épines labourent le cuir chevelu. Le sang coule abondamment sur le front et englue les longs cheveux et la barbe. Un violent coûp de bâton a occasionné une horrible blessure en travers de la joue. Le nez est cassé. Soudaain Jésus et Marie se retrouvent face à face. Jésus souffre dans son corps et son coeur. Marie vit toutes ces souffrances, dans son coeur de mère. Cet amour maternel est un réconfort humain pour Jésus.

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Chemin de croix de Jésus

Chemin de croix de l'homme


 Cet ami, tu l'avais perdu de vue depuis de longs mois, un peu à cause de lui car il s'était réfugié dans une maison de santé, ne communiquant à personne son adresse, ni même un numéro de téléphone. Or, voici qu'au détour d'une rue, vous vous rencontrez. Dieu comme il a changé!Pour un peu tu ne l'aurais pas reconnu. La souffrance marque ses traits. Il a prit un "coup de vieux" terrible. Tu en as le coeur tout chaviré, mais tâches de dissimuler ta peine.

Comment l'aider, c'est impossible, malgré la meilleure bonne volonté, c'est au dessus de tes capacités. Il nest pas difficile de sentir sa solitude incommensurable.

Pas difficie de deviner que personne ne lui témoigne le moindre geste de sympathie. Cette exclusion est bien ce qui le torture le plus. Sa destinée, il l'accepte, résigné. Il est brisé, lui que tu aimes si fort. Mais il ne veut pas que tu voies sa souffrance. Alors, il plaisante, fait de l'humour, se dissimule sous un masque ironique. Il se moque de lui même, raconte une histoire drôle au sujet de son estomac délabré, de la poche d'urine en plastique, bienaccrochéeà sa ceinture et sur laquelle il a dessiné des poissons rouges. Il tourne tout en ridicule, voulant ainsi se donner du courage.

Tu fais semblant d'adhérer à ses poits de vue, tu aimerais le croire. En réalité il ne veut te causeraucune peine. Lui, il souffre, tu le sais, mais il ne veut pas que tu souffre avec lui. Il manque son but, car plus il se cache de toi, plus il s'enfonce dans la solitude, plus il souffre et plus tu souffres aussi.

Personne ne peut vivre sans partager l'amitié ou l'amour, ou alors le poids de la souffrance est multiplié.

Pour une souffrance de courte durée, on peut supporter et s'en sortir.

C'est différent pour une souffrance qui dure, qui augmente et finit par dépasser les limites supportables pour l'homme qui voit les portes se fermer, dont la chance d'être aidé s'amenuise de jour en jour et qui finit par être submergé par le chagrin, la résignation et le désespoir.

Oui, comment l'aider? Ton regard l'implore, tu voudrais qu'il arrache son masque au sourire forcé,au'il n'invente plus d'excuse, qu'il t'entretienne de ses souffrances, qu'ilaccète de partagersa douleur afinqu'il soit soulagén que vos deux coeurs battent à l'unisson, qu'il prononce les mots libérateurs te disant simplement qu'il est doux d'être compris, aimé, de n'être pas seul, de te raconter combien il a pleuré,combien les jours et les nuits ont été interminables.

Oeuvre afin de déclencher chez lui les mots précieux à ton coeur : "je suis heureux que tu sois là, de ne plus être seul, que nous soyons ensemble".

 

Prochaine newletter : cinquième station. Simon aide Jésus à porter sa croix.

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CINQUIÈME  STATION

Texte traditionnel catholique de la 5ème station : Jésus est épuisé. Le sang imprègne de plus en plus sa tunique. Tiendra-t'il jusqu'au bout ?  Les soldats s'interrogent et en doutent. Ils donnent l'ordre à un certain simon de Cyrène qui rentrait harrassé des champs et n'était pas d'accord pour aider cet homme dot il n'avait jamais entendu parler. Il obtempère et porte donc le fardeau. Jésus marche devant lui. Plus tard, Simon apprit l'identité du condamné et devint son disciple.

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Éditions Fantastic-show - (2005)-Format 21x29,7   60 pages - 5 € plus 3,70 de frais de port - Ouvrage vendu directement par Ranky - Chèque (ou mandat) de 8,70 € à l'ordre de Ranky, à envoyer à : Secrétariat de Ranky, 29 rue Paul Vaillant-Couturier 94380 Bonneuil-sur-Marne.

A suivre

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PEINTURE

 

en préparation

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MUSIQUE

en préparation

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POÉSIE

FLIRT

Première plaquette de poésie écrite vers l'âge de quinze ans et publiée aux éditions de la salamandre

 

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1961, Jean-Pierre Rosnay crée un restaurant-cabaret "Le club des poètes" suite à l'énorme succès des émissions présentées à l'ORTF. Ce lieu est fréquenté par Pablo Néruda, René Char, Georges Brassens, Louis Aragon, Raymond Queneau, Léopold Sédar Senghor et de nombreuses célébrités de la scène et du cinéma qui venaient lire des poésies. Ranky qui s'essaie à la poésie verra un de ses poèmes extrait de son premier recueil publié aux éditions "La Salamandre" interprêté par la comédienne Dominique Blanchar, la fille de Pierre Blanchar.
 

LES SONNETS Les Cantilènes et la Mort.

LES SONNETS.jpgSeconde plaquette de poésie demeurée cinquante ans dans une valise est paru Le 11 août 2013 en version numérique aux éditions Amazon Kindle.

 Photo de couverture : Ranky vers 23 ans.

Pour les amateurs du genre voici la version intégrale du texte.

A PROPOS DU SONNET
 
On dit, à ce propos, qu’un jour ce dieu bizarre (Apollon),
Voulant pousser à bout tous les rimeurs françois,
Inventa  du Sonnet les rigoureuses lois ;
Voulut qu’en deux quatrains, de mesure pareille,
La rime, avec deux sons,  frappat huit fois l’oreille ;
Et qu’ensuite six vers, artistement rangés,
Fussent en deux tercets par le sens partagés.
Surtout, de ce poème il bannit la licence ;
Lui-même en mesura le nombre et la cadence ;
Défendit qu’un vers faible y pût jamais entrer,
Ni qu’un mot déjà mis osât s’y remontrer.
Du reste, il l’enrichit d’une beauté suprême :
Un sonnet sans défaut vaut seul un long poème.
Mais en vain mille auteurs y pensent arriver.
Et cet heureux phénix est encore à trouver.
                                                 Boileau, L’Art poétique.
EN GUISE DE PREFACE
La lettre de Ranky
 
Chère lectrice, cher lecteur,
Vous le savez, nous possédons presque tous une boîte en carton, une sacoche, un tiroir de commode, un compartiment aménagé dans une armoire où nous accumulons certains documents qui marquent souvent la fin d’une période particulière de la vie, heureuse ou triste : lettres enrubannées, diplômes d’enfance, papiers ou objets hérités de parents ou amis disparus. Ces souvenirs nous suivent au cours de nos différents déménagements et le contenant se remplit doucement au fil du temps qui passe.
Une vieille valise en bois m’accompagne ainsi depuis 50 ans. Elle n’est même pas  fermée à clef et pourtant je ne regarde jamais son nostalgique contenu. Je ne fais que l’entrebailler quelquefois pour y jeter un souvenir de plus, puis j’oublie tout pendant des mois... des années.
Pourquoi a t-il fallu ces derniers jours que je fasse l’inventaire de ces souvenirs ? C’est ainsi que j’ai retrouvé quelques écrits de jeunesse dont j’avais oublié l’existence même. J’ai découvert des sonnets datés de l’an 1960, tellement anciens que j’en ai eu le coeur chaviré, et en même temps, tellement jeunes, je veux dire sans âge, que j’ai décidé de vous les offrir.
En même temps me sont revenues quelques notions d’histoire du sonnet...
 
Le sonnet atteint une telle hauteur au XVIème siècle qu’il semble vidé de sa substance à l’apogée du XVIIème. Voltaire en compose deux et pas des mieux torchés, Chénier pas un seul, comme la majorité des poètes de l’Empire. Lamartine publie en 1820, anonymement, une plaquette intitulée “Méditation” dans laquelle aucun sonnet ne trouve place et chez Victor Hugo qui publie “ Odes et Poésies diverses” en 1822 non plus. Décidément, le sonnet semble mort.
Il faut attendre 1826 pour que l’Académie  annonce un concours intitulé” Discours sur l’histoire de la langue et de la littérature  française depuis le commencement du XVIème siècle jusqu’en 1610”.
C’est alors  qu’un dénommé Sainte Beuve s’engage dans le concours. Son sujet débute par la poésie où il découvre François Villon, du Bellay, Marot et autre Ronsard et surtout que de toutes les formes de poésies, le sonnet est la plus belle. Il se met à en composer lui-même de fort beaux et en nombre important puisque sa production en comporte près de la moitié.
Il relance la mode du genre chez les contemporains.
Alfred de Musset s’y met hardiment et on en trouve de fort joliment écrits dans ses “Contes d’Espagne et d’Italie”.
Lamartine ne s’y mettra jamais et Hugo n’en composera que cinq modestes et un sixième qui en réalité  est le premier écrit et qui se révèle être un sompteux diamant dédié à Judith Gauthier.
Tout le monde poétisant s’y met enfin. Gérard de Nerval en cisèle de magnifiques. Théophile Gautier est prolixe et encourage de nombreux auteurs à “sonnétiser” : Leconte de Lisle, Théodore de Banville, Anatole France, Sully Prudhomme, tous les “Parnassiens” pour finir à José Maria de Hérédia qui affirmera que le sonnet est la quintessence de la poésie. Hérédia en fait, porte le sonnet sur les plus hauts sommets. Il touche au génie et engendre une multitude de disciples qui refont sans cesse  “les trophées”.
Charles Baudelaire élabore une poésie intérieure qui crée une nouvelle vague alors que s’éteint le Parnasse. Baudelaire concocte des sonnets irréguliers, des tercets intervertis avec les quatrains, rimés différemment, des vers au nombre de pieds imprévus. Seule l’idée poétique prédomine et tient lieu de règle absolue. C’est le génie de Baudelaire.
Mallarmé plonge dans le royaume du mystère et des ténèbres fréquenté par Nerval.
J’avais construit patiemment un panthéon personnel des “Sonnetisants” : Verlaine, Rimbaud, Albert Samain, Henri de Régnier, Paul Valéry, Edmond Haraucourt, Maurice Rollinat, Charles Péguy, Guillaune Appolinaire ...
A l’époque je m’étais amusé à “sonnetiser” moi-même, en amateur. Je parlais en alexandrins, le plus souvent. Non seulement “j’alexandrinais mais j’octosyllabais, décasyllabais et monosyllabais” aussi :
 
FILLES
Belles
Sottes,
Elles
Dotent
 
En
Plis,
Sans
Cris,
 
Ces
Corps,
Pour
 
L’or
Des
Gourds
 
Témoin de mes “alexandrinades”, entre autres, “Sur le tombeau de Charles de Gaulle” texte émaillé de quelques maladresses et très nettement inspiré par un antimilitarisme acharné plutôt que par anti-de Gaulle. Je finirai même par porter l’homme en admiration.
 
SUR LE TOMBEAU DE CHARLES DE GAULLE
                                                        
Oui, Charles, ta dépouille aujourd’hui a cent ans.
Ton marbre, nuit et jour, est battu par le vent.
Le peuple n’est plus là, grouillant et convulsé,
Comme au temps des splendeurs, celui de l’Elysée.
Ces hommes ont disparu, eux aussi, dans le temps.
De leurs fronts asservis, de leurs coeurs pantelants,
Il ne reste plus rien, rien de tes gens tabous,
Rien, ni d’eux, ni de toi qui te tenait  debout,
Officier d’apparat, bien grand et tout doré,
Avec tes chenapans, tous tes blousons dorés
Qui remplissaient leur coffre et puis faisaient la roue
Avec l’argent des gueux qu’ils mettaient à genoux.
 
Je peux bien te le dire et tu le comprendras,
Vois-tu mon Général : moi, je ne t’aimais pas.
 
Tu diras qu’aujourd’hui, je suis fier de clamer
A tu et puis à toi que l’on t’a oublié.
Mais oui,  je le redis, sur ta prison de pierre :
Je suis content de moi. Mon livre de prière
Demeurera fermé car le temps est passé
Où tes laquais pourris m’eussent fait trépasser
Ou pour le moins finir dans quelque vieux cachot.
Tes poussières sont là. Dessus passe un vent chaud.
Une vague de blé se perd à l’horizon,
Ce sera fort bientôt, le temps des fenaisons.
Tu n’y changeras rien. Tu n’aimais pas la terre,
Ce qui te plaisait bien, c’était faire la guerre.
Ah ! oui, tu les tenais tous ces gens abusés
Qui partaient en chantant, qui allaient, qui allaient,
La Marseillaise au ventre, avec des yeux tout vides
Pendant que tu baillais, de ton abri splendide
Quelque plan de génie, à l’abri des obus,
Derrière des micros, bien calé sur ton cul.
 
Quand l’orage se tût, qu’il ne resta plus rien,
Que tout fût bien brûlé, les gens et puis les biens,
Tu traversa la mer et sous l’arc magnifique
D’un drapeau sans éclat, te fis une tunique.
Oh ! que la guerre est belle et que ce fût grandiose !
Et il fallait te voir, dans cette apothéose,
Te regardant marcher, dessous ton auréole,
Avec ces étendards dansant la farandole,
Ces clairons, ces tambours, ces chars et ces canons,
Et  tous ces hommes las, passant comme un frisson.
 
Plein d’orgueil, tu partis, en héros fatigué,
Pour goûter pleinement le repos du guerrier,
Et préparer déjà, du fond de ta retraite,
Dans ton crâne dément, de nouvelles conquêtes.
Trop vieux pour guerroyer ? Faire prendre les armes ?
Soit, tu te battras, seul, en usant d’un faux charme,
Et ta plume sera, la pointe d’une épée,
Pour conter en détail, cette grande épopée
 
Puis, avec des affiches, et un front prolifique,
Tu repris ton chemin, à coups de politique.
 
L’histoire te servit et tu te servis d’elle :
Nos enfants combattaient, oh ! oui, je m’en rappelle,
Dans quelque colonie qui nous voulait braver.
N’écoutant que ta foi, tu revins nous sauver !
Tu ne te sentais bien, que les deux bras en V,
L’orgueil et la grandeur, l’ivresse t’enlevaient.
Que d’abominations, de crimes perpétrés
Au nom des utopies et au nom du progrès !
Tu nous volais nos sous, lorgnais le panthéon,
Te prenais pour Hitler ou pour Napoléon.
Avec tous tes soldats et tes huissiers devant.
Mais vois-tu, la France n’était pas un divan,
Les Français des putains ! Un soir tu le compris.
Tu étais très malin et n’en fût pas surpris.
 
Depuis longtemps déjà, cela  grondait au loin.
Les hommes dans un jour, en serrant les deux poings,
Montèrent dans la rue, comme devenus fous.
Ils en avaient assez, de porter le licou,
De labourer les champs où récoltaient les autres,
De se tenir pliés, de jouer les apôtres.
Ils en avaient assez de voir ces grands soldats
Mourant toujours au lit et jamais au combat !
 
A regarder d’en haut, toute cette cohorte,
A regarder ces gens, s’agiter à ta porte,
Cette masse énorme, monter comme une houle,
Tu en devins tout pâle et la tête un peu saoûle.
Tes bajoues frémirent dessous ton maquillage,
Et tes mentons aussi. Tout ton maquignonnage
D’un coup fût mis à jour. On découvrit ta pègre
Tu demeuras tout seul, sans un roi, sans un nègre,
Sans un seul argentier pour lustrer ton blason.
Tu t’enferma chez toi, avec ta déraison.
 
Oui, Charles, ta dépouille aujourd’hui à cent ans.
Ton marbre nuit et jour, est battu par le vent.
Je peux bien te le dire et tu le comprendras,
Vois-tu mon Général : moi je ne t’aimais pas.
                                                    Ranky
 
Le texte daté de Février 1967, n’avait pas retrouvé le mode sonnet. D’ailleurs, depuis “Les Cantilènes et la mort” je n’en ai  plus commis un seul.
J’ai eu ma période, en l’an 1960... mais de là à se prendre pour Rimbaud...!!
 
Et soudain, je me découvre bien orgueilleux à me croire si modeste. C’est peut-être la raison pour laquelle je parodie la si pudique poésie du charmant  Félix Arvers pour en faire le frontispice naïf de ce présent recueil dont vous me direz peut-être, Chère lectrice, Cher lecteur, avoir eu tort ou bien raison d’exhumer de ma vieille valise en bois.
 
                                                     
 LE SONNET D’ARVERS
 Mon âme a son secret, ma vie a son mystère :
Un amour éternel en un moment conçu ;
Le mal est sans espoir, aussi j’ai dû le taire,
Et celle qui l’a fait n’en a jamais rien su.
 
Hélas ! j’aurai passé  près d’elle inaperçu,
Toujours à ses côtés, et pourtant solitaire,
Et j’aurai jusqu’au bout fait mon temps sur la terre,
N’osant rien demander et n’ayant rien  reçu.
 
Pour elle, quoique Dieu l’ai faite douce et tendre,
Elle ira son chemin, distraite, et sans entendre
Ce murmure d’amour élevé sur ses pas ;
 
A l’austère devoir pieusement fidèle,
Elle dira, lisant ces vers tout remplis d’elle :
“Quelle est donc cette femme”? et ne comprendras pas.
 
Félix ARVERS.
(Mes heures perdues)
 
                                  LES CANTILÈNES
 
FRONTISPICE
Variation sur le sonnet D’Arvers
 
Mon livre a son secret, mes vers ont leur mystère :
Univers éternel en un moment conçu.
J’en ai caché la clef mais l’endroit je dois taire,
Car seul l’adepte né, l’a toujours bien connu.
 
Hélas, il passera peut-être inaperçu,
Jamais assez coté pour n’être solitaire,
Et j’aurais avec lui, fait mon temps sur la terre,
Jusqu’au bout incompris et n’ayant rien reçu
 
De la foule  aveuglée, sans aucune idée tendre,
Qui fera son chemin, distraite et sans entendre,
Cette modeste voix élevée sur ses pas ;
 
Aux malsaines passions, pieusement fidèle,
Elle dira lisant ces vers donnant des ailes :
“Quel est donc ce langage”? et ne comprendra pas.
 
                                                                           Ranky
 

DEDICACE
Au lecteur
 Je te donne ce coeur,
Afin que tout ton soûl,
Tu jouisses du Moût,
De mes longues rancoeurs ;
 
Prends-le, chair, sang et boue,
Et sous ton pied le mouds,
Pour tirer la liqueur
Qui éteint les aigreurs ;
 
Cet antre de douleur,
Prends-le, puisque toujours,
Il faut que tu te vautres,
 
Pour adoucir tes jours,
Et tes propres malheurs,
Dans les malheurs des autres.
                                 Ranky
 
LA  MER
 Tu es belle et je te chérie,
O, mamie cruelle et sauvage :
En tes bras mouvants, infinis,
Je m’abandonne en esclavage ;
 
Que j’aime à descendre en ton âme
Profonde et contempler mon coeur
Qui se noie, s’enivre et se pâme,
Bercé d’incessantes rumeurs !
 
Que j’aime l’inégal duel
Nous précipitant enchaînés,
Au fond des désirs assouvis !
 
Et je me plais à retrouver,
En tes senteurs d’algue et de sel,
Le parfum amer de ma vie.
                                      Ranky
 
PLUIE
Soirée triste. La pluie
Jette un rideau de suie
Sur les carreaux livides
De ma chambre sordide.
 
Et l’humidité plaque,
Sur les vieux murs qui craquent,
Des regards embués
Qui naissent en nuées ;
 
Pluie, ô pluie, je t’écoute,
De l’angoisse sans fond
Distiller la liqueur
 
Qui tombe goutte à goutte,
Du pourrissant plafond,
Comme un glas, dans mon coeur.
                                     Ranky
 
ADIEU
 Très loin sur la mer
S’abat le soleil
Brûlant et vermeil
Ainsi qu’un enfer ;
 
Dans un fier essor,
Sur l’onde embrasée,
D’un souffle bercée,
Penche un vaisseau d’or
 
Chargé de millions,
Chargé d’illusions ;
Vers une autre grève,
 
Regarde, mon âme,
Poussés par la lame,
S’enfuir tous tes rêves !
                         Ranky
 
NOCTURNE
 En cet instant suprême où le soleil se croise
Avec le soir bleuté, sur l’horizon sanglant,
Et disparaît soudain, après les flots turquoises
Qui jettent à l’infini des reflets aveuglants,
 
En langage secret, nos coeurs savent s’entendre,
Et se laisser gagner de l’inéffable joie
De la bénédiction que la nature engendre ;
L’ombre s’étend encor et son baume nous noie.
 
Laissons la grande paix descendre dans nos âmes,
Et sur le sable secs, nos carcasses infâmes
Se purger de l’orgueil et des désirs odieux.
 
Les vagues se sont tues, la mer est diaphane,
Entends le chant sacré du silence des cieux,
Ne troublons pas sa voix, de nos bouches profanes.
                                                        Ranky
 
RUPTURE
 Encor un peu ta main, encor un peu ta bouche,
Sur mon coeur esseulé ;
Et tes tresses de jais dénouées sur ma couche,
Et ton corps dévoilé !
 
Ne viendras-tu ce soir, ô ma nuit, ma maîtresse,
Rompre ma solitude,
Et comme chaque soir, soulager ma détresse,
Mes âpres turpitudes ?
 
Le soleil épuisé se noie au fond des flots,
Dans la ville estompée bourdonnent les rumeurs
Des hystériques joies ;
 
Las ! à venir m’aimer, pourquoi cette longueur,
Je t’implore à genoux, tu entends mes sanglots,
Et tu ne réponds pas ?
                                           Ranky
 
HIVER
Vois, ce pays de marbre
Craquelé,
Ces lacs poudreux, ces arbres
Crucifiés ;
 
Et cet astre au regard
Chlorotique
Et ces vols de canards
Sarcastiques ;
 
Vois, mon coeur délirant :
De branlants corbillards,
Comme un blâme,
 
Interminablement,
Tournent dans le brouillard
De mon âme !
                                Ranky
 
SOLITAIRE
Moi, je sais une nuit,
Où, doucement, chaque âme
Glisse, sans heurt, sans bruit,
 
Et insensiblement,
Inexorablement,
Qu’elle soit pure, infâme,
Soumise ou révoltée.
 
C’est une nuit  de glace
Où tout n’est plus que cendre,
Yeux morts, rires figés.
Chacun y a sa place !
 
Oh ! j’ai peur de cette ombre,
Peut-elle encore descendre,
Il fait déjà si sombre ?
                          Ranky
 
AUTOMNE
Les nues se sont brouillées,
La forêt se dépouille
Et dépose sa rouille
Dans les allées mouillées ;
 
Tels ces grands arbres nus,
Mon front se parchemine
Et ma vie s’achemine
Vers des lieux inconnus,
 
Sans envie et sans point,
Comme ces feuilles d’or,
Souffreteuses carcasses
 
Balayées par le sort,
Disparaissent au loin,
Ne laissant nulle trace !
                       Ranky
 
MÉLANCOLIE
Où sont les fruits vermeils, où sont les lauriers-roses,
En ce jardin d’orgie ?
La flore aveugle pend comme une apothéose
Aux arcades fléchies.
 
Je ne reconnais plus, les allées solitaires
Habillées d’herbes folles,
La fontaine clairette et les murs séculaires,
Ni les vertes coupoles,
 
Ni dans les aubépines
Aux calices gorgés, le labeur sémillant
Des abeilles lutines ;
 
Sous les pierres levées,
Infâme, hurle la vie des insectes grouillants,
Et des serpents lovés !
                                          Ranky
 
NERVAL
Dans le petit matin, des écharpes de brume
S’envolent de la Seine et viennent s’accrocher
Aux becs de gaz éteints, aux détritus qui fument ;
Et j’aime à traîner près des filles débauchées
 
Qui  attendent le jour au milieu des poubelles,
De cageots pourrissants, de monceaux de légumes
Où s’agitent des rats, dans les louches ruelles
Bordées de bistrots noirs où l’on sert l’amertume.
 
Un poète est passé, rue des Vieilles Lanternes,
Foulard autour du col et chapeau de guingois,
Après s’être saoulé, dans de sombres tavernes,
 
Avec des assassins et des propos grivois ;
Et puis, il s’est pendu, devant un talisman,
Et il n’a pas écrit, la fin de son roman.
                                                  Ranky
 
MONOTONE
Chaque soir qui revient est un monstre qui pose
Son aile de grand deuil sur ce monde morose,
Uniforme et sans joie qui s’accroche au sillage
De ce vol éternel et sans aucun mouillage
 
Qu’un soleil immuable écrasant le cerveau.
Tout meurt et tout renaît, pour mourir à nouveau,
Et pour renaître encor : des journées et des nuits,
Des saisons et des ans et des siècles d’ennui
 
Qui n’en finissent pas, ô infernal manège,
De revenir toujours, en traînant un  cortège
D’heures brouillées de pleurs pour l’esprit envahir ;
 
Tu ne fais qu’apporter, battement de ce soir,
Qu’un battement de plus, d’une vie sans espoir,
Que l’on voudrait aimer, que l’on ne peut qu’haïr.
                                                        Ranky
 
BATEAU
Le vent du nord, le vent sauvage,
L’entends-tu hurler sur la grève,
Rendre la mer en esclavage,
S’acharner, fouetter sans trève
 
La digue triste que l’eau gifle
Sous le regard mort de la lune ?
Ecoute, écoute-le qui siffle
Dans les oyats couchés des dunes !
 
Sais-tu que ce tyran infâme,
Toute ma vie, toute mon âme,
A renversé dans un seul soir :
 
Un vieux bateau, presqu’une épave,
Que les embruns glacés délavent
Et rongent. Las, mon seul Espoir !
                                  Ranky
 
BONHEUR
O tempora ! ô mores !
 
Oyez,oyez, humains,
Païens, fiers, ripailleurs,
Débauchés, assassins,
Tristes héros pilleurs
 
Qui avancez sans fin
Par des fleuves de pleurs,
Par le sang des chemins,
Poursuivant le bonheur
 
Dans la crime licite :
Pas un seul ne mérite,
Un instant de l’étreindre,
 
Car c’est le châtiment,
Vous mourez bêtement,
Avant que de l’atteindre !
                            Ranky
 
BRUME
La ville au loin n’est plus qu’un dôme
Coiffé d’un incertain halo.
Dans le port dansent les fantômes
Enchaînés de tristes cargos
 
Aux ventres pleins  d’amers arômes,
De goudrons, d’huiles et de gommes ;
Ils sont venus de Macao,
De Sumatra, de Bornéo,
 
Comme toi, mon coeur chaviré ;
Comme toi, ont vu des naufrages,
Connu maints et maints échouages
 
Avant d’atteindre ce dépôt
Brumeux, à tout jamais frappés
D’un stupide et noir embargo.
                              Ranky
 
RECHERCHE
Où sont les clairs matins et les soirs embaumés
Sous ce soleil exsangue ?
Peut-on rire, chanter et boire, et se pâmer
En cet astre qui tangue
 
Dans l’océan du temps comme un geignant vaisseau ?
Entendez ma harangue :
Vaincrai-je l’anxiété qui me colle à la peau
Comme une immonde gangue,
 
Et trouverai-je enfin, tel ce beau moine austère,
L’arcane du bonheur, cette sérénité
Profonde comme un gouffre ?
 
Non, c’est trop inhumain ! Comment sur cette terre,
Comment, comment atteindre à la félicité,
Alors que d’autres souffrent ?
                                           Ranky
 
FILLES
Belles
Sottes,
Elles
Dotent
 
En
Plis,
Sans
Cris,
 
Ces
Corps,
Pour
 
L’or
Des
Gourds
       Ranky
 
EXCUSE
Belle
Femme,
Quelle
Ame
 
Damne
T ‘elle !
Elle
Clame
 
Fort :
“Jaime,
J’aime,
 
J’aime
J’aime,
L’or”.
         Ranky
 
ÉXÉCUTION
A Caryl Chessman, (1)
 
La sentence est tombée des bouches unanimes :
Ayant une victime, il faut un responsable.
Ainsi donc tu mourras, innocent ou coupable,
Seulement pour calmer la foule qui s’anime.
 
Et tu espères encor, ô candeur insondable,
Que ton propre supplice abolira le crime
Des supplices futurs. Ce monde est misérable,
Vois, tes neuf morts vécues n’ont pas réglé ta dîme !
 
La barbarie humaine, hélas est sans mesure,
Et rien ne t’es donné que d’enfin respirer
Les effluves mortels des oeufs de cyanure.
 
A peine aurai-je mis, le point à ce sonnet,
Que tout sera fini. J’envie ce dernier somme,
Car tu ne sauras plus, la honte d’être un homme !
Ranky
 
2 Mai 1960. 18 heures cinq minutes françaises.
 
(1) Ce sonnet fût composé dans les minutes pendant lesquelles s’accomplissait dans la chambre à gaz de San-Quentin, en Californie, l’assassinat légal de Caryl Chessman. Victime d’une cabale, et en particulier de l’acharnement d’un homme voulant conserver ses chances politiques, le gouverneur Brown, le “bandit à la lanterne rouge” fût exécuté malgré le doute qui planait sur cette affaire. Pendant ses douze années de détention dans la cellule 2455, Caryl Chessman écrivit quatre livres et étudia le droit pénal ce qui lui permit d’échapper huit fois, à quelques heures près, à la sentence de mort. Quelques jours après l’exécution, de nouveaux rapts et viols étaient perpétrés par le “bandit à la lanterne rouge”.
 

 LE JONGLEUR INFIRME
Oui, cet infirme triomphal,
Il passe, aveugle, sourd, muet,
En poussant de son pas égal,
Les temps amoncelés
 
Ainsi que des ballons crevés ;
Et notre siècle lubrique,
Cet hydrocéphale gonflé
De liquides miasmatiques,
 
Cette tête hilare qui suinte,
Danse, dansera  sur la pointe
De cette inlassable chaussure,
 
Jusqu’à l’éclatement fatal,
La chute de la pourriture,
Sans fin, dans le trou sidéral.
                              Ranky
 
CONSOLATION
Par-dessus le concert de ce monde en furie,
De sinistres prophètes
Prônent l’avènement de cités refleuries;
De nouvelles conquêtes ;
 
Et c’est ainsi qu’au nom des divines patries,
Cette sombre planète
Se couvrira, hélas, d’immondes champs pourris
Jusqu’à la fin des siècles.
 
Par dessus cette fange, ignorant les frontières,
Toi, poète, tu planes, altéré de lumière,
Abhorant ces souillures.
 
Enfin, de cette vie, quand l’heure aura sonné,
Tu mourras dans la joie, de n’avoir pas trempé,
Dans cette pourriture !
                                        Ranky
 
RÉPONSE
- Les chagrins, la tristesse et l’angoisse et la mort,
Noir poète, est-ce là votre seul viatique,
(S’informa l’autre jour , certain rusé critique)
Ne voulez-vous troquer, vos regrets, vos remords
 
Et vous vautrer enfin, dans la joie, le confort ?
- Hélas, trois fois hélas, vos ris sont histériques
Et je n’apprécie pas les beautés théoriques,
Vos malpropres plaisirs trafiqués à prix d’or ;
 
Non, les larmes versées restent mon seul bonheur ;
Qu’ajouterais-je encor, jouisseur affamé ?
Qu’il est triste que vous ne le soyez jamais !
 
Vous ne saisissez pas, Monsieur ? C’est bien dommage,
Et incurable, aussi je vous dis sans ambages :
“Gardez votre bon sens, laissez-moi mes malheurs”.
                                                           Ranky
 
LA VEILLÉE
Sur le jour qu’il dissipe,
Le soir met ses tentures ;
C’est l’heure de la pipe
Et des longues lectures ;
 
Devant le bois qui flambe,
Le chat entre mes jambes,
Sur les carreaux s’allonge
Et s’abîme en un songe ;
 
Le feu se va mourir,
Plions notre journal,
Rangeons notre lorgnon
 
De ce monde banal ;
Meure le lumignon,
Il est temps de dormir !
                        Ranky
 
LA MORT
 
NÉANT
Ah ! vivre sans amour, sans désir, et sans haine,
A jamais exilé dans quelque Sahara
Aux horizons barrés d’imbattables sierra,
Le coeur anéanti, l’âme haute et sereine !
 
Mes nerfs seraient d’acier, et le sang de mes veines
Coulerait sans heurt, tel, dompté, le Niagara,
Dans ma chair de granit, délivré du surah,
De la chausse de cuir, du martyr de la laine ;
 
Hélas, il te faut battre et marcher et souffrir,
Prisonnier de regrets, dévoré de remords,
Connaître des passions que l’on ne peut qu’haïr,
 
A défaut d’accéder à la béatitude,
Accompagner ton corps à la décrépitude,
Descendre le chemin qui te mène à la mort.
                                                 Ranky
 
TOI MA MORT
J’ai songé bien souvent,
Au détour
Du sentier de mes ans,
A l’amour
 
De ma vie, toi, ma mort,
Ma belle ombre,
Le doux prix de mon sort
De décombres.
 
Las ! si j’entends parfois
Dans le loin,
Le son clair de ta voix,
 
Je ne trouve pas l’ut,
Ce benjoin,
Pour l’accord de nos luths !
                            Ranky
 
SYMBOLE
Arbre long, ramifié,
Vif, beau, fier, vivifié
D’un sang nerveux. Géant
Douloureux, gémissant
 
Pour arracher sa vie
A la terre putride,
Au soleil épandu.
 
Arbre mort, supplicié,
Nu, sec, noir, pétrifié
Dans le cosmos béant,
Retombé au néant
 
D’où il était sorti,
Les bras levés, torpides,
Dans le temps suspendu.
                           Ranky
 
L’HORLOGE
Tic, tac, tic, tac, je suis la froide horloge,
Le souverain sinistre et impassible,
L’unique loi que pas un ne déroge,
Le  temps passé, la puissance invincible ;
 
Vois, l’oeil dardé de mon pendule aveugle
Sur ta carcasse abrutie de sanglots ;
Rappelle-toi, la vie se tord et beugle
Distilles-en les joies s’offrant à flots ;
 
Mes doigts aigus comptent le temps gagné,
Sur le cadran chiffré, tragique science
Elaborée dans mon coeur métallique !
 
Demain, mon glas sera seul à régner
Et te dira : “Meurs, chien”. Et ta conscience
Basculera dans le gouffre cosmique.
                                            Ranky
 
PRÉMONITION
Dedans mon coeur, humaine
Cathédrale,
Les secondes s’égrènent,
Sépulcrales,
 
Et tombent, souveraines
Infernales,
En psalmodiant des thrènes
D’une pâle
 
Voix, dans mon âme triste
Où attend le soliste
Qui se tord,
 
Le marteau sur la cloche,
Pour sonner l’heure proche
De ma mort.
                         Ranky
 
LA MAITRESSE
O, j’aspire à l’ivresse,
Douce et belle Atropos,
Augurale maîtresse
Envoyée de Minos,
 
De me perdre en ta couche,
De mêler notre sang !
Ah ! Tu n’es pas farouche,
Et déjà je ressens,
 
De tes doigts balsamiques,
Les effluves magiques
Inonder mon coeur las ;
 
Calme mon désarroi,
Répond à ma supplique,
Je t’en prie, n’attends pas !
                             Ranky
 
NUIT
Nuit sans lune
Sans odeur,
Ni froideur,
Opportune !
 
Dieu tueur
Des rancunes,
Ma fortune
Mon bonheur !
 
Douce loi,
Enfin toi,
Tu descends,
 
Quel dictame,
Lentement,
Dans mon âme !
                  Ranky
 
LE VOYAGEUR
A mon père
 
Voici le train suprême,
Et de nouveau posé,
L’insoluble problème :
 
Enfin, comment apprendre,
C’est déjà  l’arrivée,
Avant que de comprendre
 
Comment on est parti,
Par quel hasard sublime,
La vie fût impartie
En cet astre d’abîme ;
 
Que cachaient ces montagnes
Barrant haut l’horizon,
Quel ciel ou bien quel bagne,
Après cette cloison ?
                            Ranky
 
LA FIN DES MONDES
Qu’importe pour l’heure,
Que tu vives,
Ou bien que tu meures,
Tu écrives,
 
Chantes, ris ou pleure,
Te survives !
Ce temps n’est qu’un leurre,
L’incisive
 
Qui ronge les sangs,
Et tes os,
Ton marbre, tes vers,
 
Sans repos,
Et tes descendants,
Et puis l’univers.
                      Ranky
 
HYPPOCRATE ET LE POÈTE
- Salut à toi, messager d’ Esculape,
Mon sauveur à la dextre ornée du caducée !
A-t’on enfin trouvé la dive panacée ?
Il serait temps, Hygie, de plus en plus m’échappe !
 
- Mais il se porte bien, notre gai troubadour !
Le pouls est excellent, les urines sont belles !
Faites : A, tirez la langue ; Allez vous à la selle ?
- Je fais exactement quatorze vers par jour ;
 
Auriez-vous, par hasard, découvert une ptôse,
Peut-être le tobut, ou le béribéri ?
- Allons celà va mieux, le plus grave est exclu,
 
Le mal est résorbé, diminuons la dose,
Et d’ici quelque temps, il n’y paraîtra plus.
- Oui, en somme, Docteur, je trépasse guéri !
                                               Ranky
 
LE MORIBOND
Les temps sont révolus, portons les chrysanthèmes
Sur les pensers amers et tenons les cordons
Du cortège final, qui s’en va, sans bourdon,
Sans chagrin et sans heurt, pour le havre suprême.
 
Le long troupeau humain, lentement s’achemine
Vers les confins glacés du bienheureux trépas ;
Les rumeurs diminuent, l’histoire se termine,
L’univers tout entier, va cesser les combats !
 
Les forces m’abandonnent et ma raison chancelle,
Une torpeur étrange obscurcit mon cerveau :
Cette vie quitte enfin, l’enveloppe charnelle ;
 
La fosse est préparée, qui recevra du monde,
Le mensonge ordurier, la pourriture immonde,
Pour les purifier à l’immaculé tombeau !
                                             Ranky
 
THEATRE
Acta est fabula
 
Et voilà ! C’est la fin. Le fatal rideau rouge
S’abaisse doucement sur le mauvais spectacle.
La pièce fût triste et sombre le cénacle,
J’y crus voir des palais mais n’y vis que des bouges ;
 
Rien n’y apparut que de sale et de vil :
Amour, haine, poison, complots, guerre, périls ;
Des personnages fats, inhumains, taciturnes,
Beaucoup ne furent grands, qu’à cause des cothurnes.
 
Ciel, mille mercis ! Ce monde noir s’estompe
Dans la brume des temps, comme il était venu,
Emportant mon esprit pour des lieux inconnus ;
 
Je m’en vais sans regret, sans remord et sans pompe,
N’ayant au fond de moi, rien compris sinon,
Que cette vie fût courte et tous ses jours bien longs !
                                                   Ranky     
 
Table des Matières
A propos du sonnet
En guise de préface. La lettre de Ranky
 
LES CANTILÈNES
Frontispice
Dédicace
La Mer
Pluie
Adieu
Nocturne
Rupture
Hiver
Solitude
Automne
Mélancolie
Nerval
Monotone
Bateau
Bonheur
Brume
Recherche
Filles
Excuse
Exécution
Le jongleur infirme
Consolation
Réponse
La veillée
 
LA MORT
Néant
Toi ma mort
Symbole
L’horloge
Prémonition
La maîtresse
Nuit
Le voyageur
La fin des mondes
Hippocrate et le poète
Le moribond
Théâtre
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