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13/09/2016

`EPISODE 21

FANTASTICO : DES TÉLÉS A L'AMÉRICAINE.

 

On se souvient de Tonio Villaréjo que j'ai évoqué épisode 14, lors de notre engagement pour l'élection de miss France 1984 et sa proposition de tournée à Saint-Domingue, en compagnie de Valérie Griffet la miss nouvellement élue.

Tonio était un homme très convivial et un impresario particulièrement efficace qui s'était pris d'amitié pour mon épouse et moi et qui appréciait nos numéros pour leur côté visuel très coloré et leur diversité.

Notre ami s'était mis en tête de nous programmer dans de nombreux pays sud-américains où il avait les faveurs des gens de télévision. C'est ainsi qu'il nous soumettait des contrats, deux à trois fois chaque année, pour Caracas, capitale du Vénézuela que nous nous empressions de signer.

Et c'est aussi ainsi que nous étions devenu plus connus dans ce pays qu'en France. Les émissions intitulées "Fantastico" avaient lieu les dimanches et étaient véritablement fantastiques, déjà de par leur durée  qui était de cinq heures sans aucune interruption à part évidemment les séquences publicitaires inévitables, mais aussi dans des conditions de tournages incroyables, restées mystérieuses à mes yeux.

En effet le studio d'enregistrement était immense, près d'une centaine de mètres de longueur et doté d'une scène à chaque extrémité. C'est ainsi que toutes les caméras, pointées sur l'une d'elles,  filmaient sans interruption une séquence d'environ une heure pendant qu'à l'autre extrémité de la salle la mise en place de l'heure de tournage suivante se mettait en place.

C'était un enchaînement incroyable, hallucinant et sans aucune erreur.

Je n'ai jamais compris comment le brouhaha d'une scène en installation ne perturbait pas la scène en cours de tournage. De plus, ces émissions avaient lieu en public et l'on sait combien les Sud-Américains sont chaleureux. Ils ne ménageaient pas leurs applaudissements qui ne perturbaient aucunement les prises de son. Animateurs, artistes en tous genres, conteurs, chanteurs, humoristes, donnaient leur prestation en toute quiétude, sans aucune contrainte. Le déroulement apparaissait comme magique.

VILLAREJO LETTRE.jpgBlondine et moi avons travaillé en parfait accord avec Tonio Villaréjo pendant près de dix années.

 

 

La dernière lettre de notre ami pour une proposition de travail... en Espagne.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

VOYAGE-TRAVAIL-VILLÉGIATURE DE RÊVE

000021.JPGCarlos Sacco et son frère, créateurs et producteurs de la plus prestigieuse émission de variété du Vénézuela nommée "Fantastico", sont connus et reconnus pour accueillir les artistes avec le plus grand respect.

Qu'il s'agisse des plus énormes vedettes comme Julio Iglésias ou Jerry Lewis ou des moins connues, comme nous l'étions au début de notre collaboration : tous sont choyés de la même façon.

Les meilleures compagnies aériennes sont privilégiées, l'accueil à l'aéroport est assuré par un chauffeur particulier toujours très sympathique et une voiture reste à disposition de chaque artiste qui le souhaite pendant toute la durée du séjour pratiquement immuable :  arrivée un jeudi ou vendredi, durée quinze jours, répétition toute la journée du samedi, tournage en direct le dimanche, repos toute la semaine (en général à l'hôtel-palace Hilton dans l'attente du samedi suivant et de la prochaine émission dominicale).

En cas de déplacement collectif, par exemple à l'occasion d'un tournage de documentaire ou d'un spot publicitaire en extérieur, le voyage se fait en car pullman avec une place allouée nommément à chaque artiste. Même Zippi,  un chimpanzé hilarant  souvent engagé pour ses numéros déjantés, en tee shirt de marin et monté sur patins à roulettes, occupe un siège, scotché derrière une vitre, ce qui lui permet de gratifier les piétons de ses grimaces inénarrables.

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Mon arrivée dans les studios

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et celle de Blondine

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Je demande à Blondine de jouer les stars afin d'égayer tous ces jeunes qui s'accrochent aux artistes, mais dont les visages reflètent souvent une tristesse et un mal de vivre dus au contexte politique.

Caracas, c'est la ville-type des "très pauvres", témoins ces espaces de survies où les habitants habitent des baraquements couverts de tôle ondulée, et des "très riches" où, pour exemple, un journal comme EL MUNDO est propriétaire d'une tour de 24 étages.

 

 

 

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Les conditions de survie épouvantables des Vénézuéliens et ci-dessous le siège du journal El Mundo.

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Blondine, femme conviviale et très attachante, prend la pose avec deux de nos chauffeurs transportés de joie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Après une émission, distribution d'affiches dédicacées.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Ranky et ses "fans"

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La sortie des studios.

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 Je garde un souvenir ému de tous ces gens chaleureux, rencontrés au cours de nos nombreux tournages.

Et nos visites de la ville et de ses alentours sont inoubliables, malgré quelques images de la misère du peuple qui nous ont laissé un goût de tristesse au fond de nous même.

Nous avons aussi déploré n'avoir pu ramener en France aucune image de nos prestations, le système d'enregistrement étant, pour excuse, différent du système français mais la réalité étant que les gens de télé Sud-Américains sont surtout des hommes d'affaires intransigeants. Mais ils nous ont donné tellement de bonheur que nous ne leur en voudrons pas !

 QUELQUES IMAGES DE NOS BALADES.

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Rien n'est plus beau que l'amour. Qu'en-pensez-vous?

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Cet épisode est dédié à la plus belle des femmes, la plus lumineuse : la mienne.

 

 

 

 

 

 

 

 

PROCHAINE NEWLETTER : Épisode 22

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